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Vidéo. Mali. Ce traitement inhumain qui explique l'attaque de l'ambassade d'Algérie

Mise à jour le 18/03/2018 à 19h19 Publié le 18/03/2018 à 19h19 Par notre correspondant à Bamako Diemba Moussa Konaté

#Politique
Vidéo. Mali. Ces conditions d'expulsion inhumaines qui expliquent l'attaque de l'ambassade d'Algérie
© Copyright : le360: Diemba Moussa Konaté

#Algérie : Une des personnes récemment expulsées d'Algérie témoigne du traitement inhumain qui a poussé les migrants à aller saccager l'extérieur de l'ambassade d'Algérie à Bamako, une fois arrivés au Mali. Son témoignage contredit la thèse du complot brandie par Alger.

"Certains sont arrivés au Mali avec les pieds enflés. Ils ont marché des jours dans le désert sans eau". Le récit de cet expulsé d'Algérie est poignant et explique ce qui a poussé les migrants à s'attaquer à l'ambassade d'Algérie à Bamako. 

Bassourou Coulibaly est un jeune Malien originaire de la région de Kayes, à l'est du pays. Il a pris le chemin de l’aventure en 2015.



Technicien qualifié en électricité, le jeune Coulibaly âgé de 27 ans a vite gagné la confiance d’un entrepreneur algérien. Après avoir passé trois ans chez le voisin du Nord, Bassourou a été arrêté par la police algérienne et rapatrié à Bamako dans des conditions très difficiles. Il a accepté de se confier. 

Lui et ses compagnons d'infortune ont été arrêtés sur le chantier où ils travaillaient et aucune chance ne leur a été laissée de récupérer leurs affaires. Ils ont été expulsés manu militari. La longue marche dans le désert sans eau ni nourriture a mis les nerfs de certains à rude épreuve. 



Dans le groupe d'expulsés dont il faisait partie, seules trois personnes n'ont pas pris part à l'attaque de l'ambassade d'Algérie à Bamako. Les propos du jeune homme contredisent la propagande algérienne qui affirme que les personnes ayant saccagé le mobilier extérieur, les  fenêtres, les caméras de surveillance et autres lampadaires de l'ambassade étaient manipulées par des forces occultes, ennemies de l'Algérie. 



Le 18/03/2018 Par notre correspondant à Bamako Diemba Moussa Konaté