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Le ministre français de l'Intérieur à Alger et Tunis pour le renvoi des islamistes "radicalisés"

Mise à jour le 02/11/2020 à 16h19 Publié le 02/11/2020 à 11h25 Par Le360 Afrique - Afp

#Politique
Le ministre français de l'Intérieur à Alger et Tunis pour le renvoi des islamistes "radicalisés"

Gérald Darmanin, ministre français de l'Intérieur.

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#Algérie : Le ministre français de l'Intérieur Gérald Darmanin a annoncé lundi qu'il se rendrait en Tunisie et en Algérie en "fin de semaine" pour aborder la question de lutte contre le terrorisme et du renvoi d'étrangers "radicalisés".


Connu pour son hostilité envers les musulmans, le ministre français de l'Intérieur prend son bâton de pèlerin pour convaincre Alger et Tunis de leur renvoyer les islamistes radicalisés.

"Je pars en fin de semaine", a indiqué sur la chaîne BFMTV le ministre, interrogé après l'attaque de la basilique dans la ville française de Nice jeudi qui a fait trois morts et dont l'auteur présumé est un Tunisien de 21 ans, arrivé peu avant en France.

L'objectif de ce déplacement est de "discuter avec mes homologues du ministère de l'Intérieur et avec les services de renseignement, échanger pour avoir davantage d'informations", a ajouté M. Darmanin qui dix jours auparavant avait affirmé être choqué par les rayons halal dans les supermarchés.


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"Le président de la République a eu ses homologues pour pouvoir nous mettre d'accord sur le renvoi d'un certain nombre de personnes qui ont la nationalité de ces pays et qui sont confondues de radicalisation dans notre pays", a-t-il ajouté.

La présidence française avait annoncé dimanche soir que le président Emmanuel Macron avait demandé à M. Darmanin de se rendre en Tunisie.

"Nous avons expulsé 16 personnes confondues de radicalisations" depuis un mois, a-t-il précisé.

Il a aussi évoqué un déplacement en Russie "dans les prochains jours" pour évoquer ces questions.

"J'ai demandé aux préfets de mettre l'intégralité des étrangers en situation irrégulière confondus de radicalisation dans les CRA", les centres de rétention administrative, a ajouté le ministre. Ils sont "une centaine", a-t-il précisé.
Le 02/11/2020 Par Le360 Afrique - Afp