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Maghreb: le bracelet électronique bientôt en Algérie et en Tunisie

Mise à jour le 06/09/2018 à 19h39 Publié le 06/09/2018 à 19h37 Par Mar Bassine

#Société
Bracelet électronique
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#Algérie : L'Algérie a déjà testé le bracelet électronique pour les détenus, alors qu'un projet de loi devrait permettre à la Tunisie d'être le deuxième pays du Maghreb à l'adopter.


Afin de désengorger les prisons, les pays du Maghreb penchent de plus en plus vers le bracelet électronique. L'Algérie a déjà effectué des tests concluants, alors que la Tunisie devrait s'y lancer dans les prochains mois. 

Au pays du Jasmin, un projet de loi existe qui vise à changer la nature de certaines peines ou à introduire des peines alternatives. Les juges tunisiens pouront bientôt placer un détenu sous surveillance électronique ou sous le régime de semi-liberté ou encore le confiner dans une résidence extérieure. Ces types de peine ont non seulement l'avantage de réduire le nombre de détenus dans des prisons jugées surpeuplés sur l'ensemble du continent, mais aussi et surtout, ils évitent la rupture sociale aux condamnés. Car, ces derniers peuvent non seulement conserver leur emploi ou en trouver un nouveau, mais aussi s'investir dans un projet socio-professionnel qui les empêche de récidiver. 


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Les prisons tunisiennes accueillent jusqu'à deux fois plus de détenus que leur capacité normale. A Kairouan, le centre pénitencier est à113% de plus que capacité, à Monastir la surpopulation est de +92%, et de +65% à Mornag et Souss. De sorte qu'un prisonnier tunisien dispose actuellement de moins de 2m2 d'espace, contre une norme de 4m2

En Algérie, le dispositif du bracelet électronique a été testé sur une vingtaine de personnes poursuivies en semi-liberté en avril dernier. L'objectif était de commencer à généraliser cette mesure dès les mois de mai et juin 2018. Dans un premier temps, l'Algérie a fait le choix d'en faire un substitut à la détention provisoire. Les condamnés pourront, dans une deuxième étape, bénéficier de ces bracelets. Mais dans les deux cas, c'est le juge qui fera le choix d'y soumettre ou non les justiciables. 


Le 06/09/2018 Par Mar Bassine