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Algérie: la Banque mondiale abaisse fortement ses prévisions de croissance

Publié le 05/06/2017 à 16h17 Par Karim Zeidane

#Economie
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#Algérie : L’économie algérienne restera plombée par le niveau bas du cours du baril de pétrole. La Banque mondiale qui prévoyait une faible croissance pour 2017 et 2018 vient de revoir ses prévisions à la baisse. Elle craint par ailleurs que les réformes sollicitées déclenchent des protestations sociales.

Le nouveau gouvernement de Tabboune a du pain sur la planche pour remettre l’économie algérienne sur les rails. En effet, la situation économique du pays va de mal en pis. En attestent les nouvelles révisions à la baisse des prévisions de croissance du pays.
En effet, dans son rapport semestriel, portant sur "Les perspectives économiques mondiales", la Banque mondiale ne table plus que sur une croissance du Produit intérieur brut (PIB) réel de 1,8% pour l’année 2017, en baisse de 1,1 point par rapport à ses prévisions de janvier dernier.


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Face à cette faible croissance, les institutions financières internationales –Banque mondiale et Fonds monétaire international- avaient recommandé à l’Algérie d’entreprendre des réformes structurelles. Toutefois, «des protestations causées par la hausse des impôts ont eu lieu dans plusieurs parties de l’Algérie en 2017. De tels développements pourraient décourager de nouvelles réformes et prolonger la période d’ajustement», souligne l’institution.


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Partant du fait qu’en l’absence de réformes structurelles l’Algérie ne sortira pas de la crise, la Banque mondiale a revu aussi à la baisse ses prévisions de croissance pour l’année 2018. Alors qu’elle prévoyait une progression du PIB de l’ordre de 2,6% en 2018, l’institution ne table plus désormais que sur une croissance de l’ordre de 1%. Idem pour 2019 avec une croissance également revue à la baisse à 1,3% contre 2,8% précédemment.

Le nouveau gouvernement de Tabboune doit manœuvrer avec beaucoup de doigté pour faire passer des réformes structurelles qui risquent d’être douloureuses pour les citoyens algériens habitués aux subventions, mais qui sont essentielles pour sortir le pays d’une dépendance totale aux hydrocarbures.
Le 05/06/2017 Par Karim Zeidane

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