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Algérie: les automobilistes dénoncent la hausse des prix à la pompe prévue en 2018

Mise à jour le 12/12/2017 à 18h54 Publié le 12/12/2017 à 18h48 Par Mar Bassine

#Economie
Algérie: les automobiles dénoncent la hausse des prix à la pompe prévues en 2018
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#Algérie : Comme les caisses de l'Etat continuent à se vider, le Trésor public algérien est obligé d'aller chercher le moindre dinar, cette fois-ci au fond des réservoirs des pauvres automobilistes. Sur la Toile, ils sont nombreux à appeler à faire du 28 décembre une journée de boycott.

Sur les réseaux sociaux, beaucoup d’Algériens appellent à un boycott des stations-service le 28 décembre courant. "Nous refusons de payer pour la mauvaise gestion et la gabegie", prévient un internaute algérien sur Twitter, tout en rappelant que le gouvernement a bien voulu renoncer à l’impôt sur la fortune, mais ne se prive pas de taxer le petit peuple. Ils sont des dizaines à s'élever contre la hausse des prix qu’ils subiront dès le 1er janvier 2018.


Cette année encore, les automobilistes algériens vont trinquer. Le ministre des Finances est allé chercher jusqu’au dernier centime dans les réservoirs à carburant des automobilistes. Ainsi, le nouveaux prix à la pompe sera de 38,64 dinars/litre pour l’essence normale, contre 32,69 dinars en 2017, soit une hausse de 18,23%. Alors que l’essence super, qui était vendue à 35,33 dinars/litre, passe à 41,67 dinars, soit une augmentation de 17,94%. Le sans plomb subit une hausse de prix similaire et sera désormais vendu à 41,28 dinars, contre 35,33. Enfin, le gasoil voit son prix à la pompe passer de 20,42 dinars/litre à 22,8 dinars, soit une progression de 11,62%.

Jusqu’ici, l’un des principaux arguments du gouvernement algérien concernant la redistribution des revenus du pétrole était la subvention des prix du carburant. En augmentant de la sorte la taxe sur les produits pétroliers (TPP), il est impossible d’utiliser un tel argument.

Néanmoins, la situation que vit l’Etat algérien impose une redéfinition des priorités. Car actuellement, les recettes du pétrole et du gaz se sont réduites comme peau de chagrin. Les subventions ne sont donc plus à l’ordre du jour. De plus, l’Algérie, en l'absence d'une industrie de raffinage performante, importe la quasi-totalité de ses produits pétroliers manufacturés. Ainsi, "dans la catégorie des biens destinés au fonctionnement de l’outil de production, l’importation d’huiles de pétrole ou de minéraux bitumineux occupe la première place avec 1,17 milliard de dollars", peut-on lire dans un article récent du site d’information Tout sur l’Algérie

Le 12/12/2017 Par Mar Bassine