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Algérie. "Ne me kabylisez pas": la nouvelle dérive de la députée islamo-fasciste

Mise à jour le 06/09/2018 à 20h57 Publié le 06/09/2018 à 20h54 Par Mar Bassine

#Politique
Algérie: "Ne nous kabylisez pas", la nouvelle dérive de la députée islamo-fasciste
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#Algérie : Après avoir traité les Noirs de "sorciers", Naïma Salhi soutient désormais des thèses anti-kabyles et fait sienne une publication polémique sur l'enseignement du tamazight.

Connue pour ses écarts de langage envers les minorités, Naïma Salhi a encore été l'auteure d'un regrettable dérapage. Prenant pour cible les Amazighs algériens, elle a relayé une campagne raciste sur son profil Facebook. Utilisant la photographie d'un écolier, les auteurs de cette campagne lui font dire sur une pancarte: "Ne me kabylisez pas, ne me francisez pas! Je suis arabe". 

Au moment où ces lignes sont publiées, et malgré une nouvelle vague de critiques virulentes à l'encontre de la députée, la publication polémique figure toujours sur sa page Facebook.

 


Le fait que cette photographie fasse référence à la France et à la Kabylie dans une même phrase n'est pas anodin. Pour certains commentateurs, c'est là une manière de perpétuer l'amalgame selon lequel les Kabyles étaient des collabos. D'ailleurs, la suite de son post ne laisse place à aucun doute. "Nous avons essayé de travestir la réalité et nous nous sommes mentis à nous-mêmes longtemps avant d'être choqués par la vérité amère, tant et si bien qu'il n’y a plus de place au mensonge parce qu'en réalité, nous sommes toujours un peuple colonisé", écrit Naïma Salhi.  

La députée n'en est pas à sa première dérive. Voici trois mois, elle déclarait sur le plateau d'une chaîne de télévision que les "migrants (subsahariens) étaient à l'origine de maladies et amenaient la sorcellerie en Algérie". 

L'année dernière, les régions kabyles avaient protesté contre le refus du ministère des Finances de mettre en place les moyens nécessaires pour accompagner la formation en langue kabyle. Les étudiants de plusieurs universités comme à Bouira, Akfu ou Tizi Ouzou avaient ainsi organisé des manifestations pour que leurs droits soient reconnus. Pour faire revenir la paix sociale, la présidence algérienne avait alors cédé à la pression.  




Le 06/09/2018 Par Mar Bassine