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Vidéos. Algérie: coup de théâtre, un Rachid Nekkaz peut en cacher un autre

Mise à jour le 04/03/2019 à 20h49 Publié le 03/03/2019 à 23h13 Par Karim Zeidane

#Algérie : Rachid Nekkaz, le candidat à la présidentielle algérienne d’avril prochain, n’est pas celui qu'on croit. Le faux candidat a déposé le dossier de candidature du vrai candidat «Rachid Nekkaz», un mécanicien de formation. Le Conseil constitutionnel a eu du mal à l'expliquer aux médias.

Fait surréaliste, surprenant au sommet de l'Etat. Rachid Nekkaz, le candidat à l’élection présidentielle algérienne d‘avril prochain, qui a sillonné l’Algérie à la recherche de parrains pour «sa candidature», n’est finalement pas le vrai «Rachid Nekkaz», candidat à la présidentielle d'avril prochain.

Ainsi, après le coup des signatures volées lors de la présidentielle de 2014, le milliardaire Rachid Nekkaz est une fois encore derrière un nouveau coup de théâtre qui s’est joué ce dimanche 3 mars, dernier jour du dépôt des dossiers de candidature à la présidentielle algérienne, au siège du Conseil constitutionnel.


En effet, après avoir déposé son dossier de candidature, Rachid Nekkaz, le "faux candidat", n’est pas ressorti pour faire face à la presse. Et trois heures après son entrée dans le bâtiment pour le dépôt de son dossier, à la surprise générale, c'est une autre personne qui ressort avec le responsable de communication du Conseil constitutionnel algérien pour faire face à la presse en tant que Rachid Nekkaz, candidat à la présidentielle d'avril prochain.

En fait, le vrai candidat aussi porte les mêmes nom et prénom que Rachid Nekkaz. Il s'agit de son cousin, mécanicien de formation. Les représentants des médias ont eu du mal à comprendre que la personne en face d’eux est le «vrai» Rachid Nekkaz candidat à la présidentielle.


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Ainsi, le vrai candidat à la présidentielle d’avril prochain est mécanicien de profession, né en 1974. Il faut souligner que l'autre Nekkaz, le milliardaire, qui a sillonné le pays et fait le buzz, ne remplit pas les conditions pour briguer la présidence du fait qu'il est citoyen français, même s'il a renoncé à son passeport tricolore.

Le vrai candidat a tenu à expliquer à la presse qu'il a engagé son cousin milliardaire comme directeur de campagne.

Une véritable comédie au sommet de l’Etat, à l'image de cette candidature pour un 5e mandat de Bouteflika. 
Le 03/03/2019 Par Karim Zeidane