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Vidéos. Algérie: un 17e vendredi au cri de "Mazal Bouteflika!"

Mise à jour le 14/06/2019 à 16h18 Publié le 14/06/2019 à 16h16 Par Mar Bassine

#Politique
Vidéo. Algérie: le 17e vendredi au cri de "Mazal Bouteflika!"
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#Algérie : Les Algériens sont de nouveau sortis massivement afin de maintenir la pression sur Ahmed Gaïd Salah et l'exécutif dirigé par Abdelkader Bensalah et Noureddine Bedoui.

Dix-sept vendredis de suite, un mouvement toujours plus déterminé à se débarrasser du système, mais qui continue à faire face à l'entêtement du régime aveuglé par le pouvoir. Voilà comment se résume la crise algérienne qui est sur le point de boucler ses quatre premiers mois, le 22 juin courant. 

C'est au cri de "Mazal Bouteflika" que certains Algérois ont dénoncé la persistance du système Bouteflika qui est encore et toujours aux commandes. En effet, seuls ont été écartés ceux qui sont susceptibles de se mettre au travers du chemin d'Ahmed Gaïd Salah, le général de corps d'armée et vice-ministre de la Défense. 

 



Dans la foule nombreuse de ce vendredi 14 juin à Alger, beaucoup de manifestants ont également réclamé la libération des détenus d'opinion, dans un contexte où l'arrestation en série des pontes du régime Bouteflika a tendance à étouffer les cris des politiques, des leaders de la société civile et des journalistes. Pourtant, non seulement la députée Louisa Hanoune est toujours en détention, non seulement le militant de la cause Mozabite et des droits de l'homme, Kamel Eddine Fekhar, est mort en prison, mais la presse subit sans cesse des pressions. 

Pas plus tard que ce mardi 11 juin, le site d'information Tout sur l'Algérie (TSA) a été bloqué sur toute l'étendue du territoire algérien. Depuis le début des manifestations, TSA couvre toutes les protestations aussi bien à Alger que dans les autres localités du pays, ne s'autorisant aucune censure. Cela n'a pas dû être du goût du chef d'état-major de l'armée algérienne. 

Dans les autres villes de l'intérieur du pays, comme à Constantine, le mouvement maintient son dynamisme au cri de «Al issaba fi sedjoune, li zaouar wach ikoune» (la bande en prison, et le fraudeur doit suivre). Les manifestants font ici allusion à l'arrestation des proches de Saïd Bouteflika qualifiés de "bande" par Ahmed Gaïd Salah, alors que Noureddine Bedoui qualifié de "fraudeur", organisateur des précédentes élections alors qu'il était ministre de l'intérieur, est toujours aux commandes. Il a même pris du galon en devenant un Premier ministre de fait. 





Le 14/06/2019 Par Mar Bassine