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Vidéo. Algérie: Ahmed Gaïd Salah perd son pari de barrer la route aux manifestants

Mise à jour le 21/09/2019 à 17h54 Publié le 20/09/2019 à 15h58 Par Mar Bassine

#Politique
Algérie: Ahmed Gaïd Salah perd son pari de barrer la route aux manifestants
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#Algérie : Au lieu de décourager les manifestants, la décision de Gaïd Salah de leur barrer la route de la capitale a eu l'effet inverse. Non seulement, la mobilisation a été plus forte à Alger, mais les autres villes ont vu défiler des dizaines de milliers de protestataires.


C'était une bien mauvaise idée de décréter l'état de siège pour la capitale algérienne. En effet, ce vendredi 20 septembre 2019, le général de corps d'armée et vice-ministre de la Défense, Ahmed Gaïd Salah, avait interdit l'accès d'Alger aux manifestants venant des autres villes, accusant même les partis politiques d'être responsables de leur acheminent vers le centre-ville pour gonfler les rangs des contestataires chaque vendredi. 



Mal lui en a pris. Car, et malgré un dispositif sécuritaire digne d'un pays en temps de conflit, tout autour de la capitale, les manifestants ont été nettement plus nombreux selon plusieurs sources. Des centaines de milliers d'Algériens ont convergé vers la place de la grande poste, comme si l'interdiction avait contribué à donner un nouveau souffle au mouvement. 

Si dans les premières heures de la journée, notamment avant la prière hebdomadaire du vendredi, les forces de l'ordre ont réussi à contenir les manifestants, dès la mi-journée, la foule a commencé à affluer. 




Mais, le fait d'avoir interdit aux non-Algérois d'accéder à la capitale n'a pas seulement eu un effet stimulateur dans cette ville. En effet, le mouvement, dont l'ampleur avait tendance à baisser dans les autres villes, a gagné en mobilisation. A Oran, Tizi Ouzou, Béjaïa, ce sont des dizaines de milliers de personnes qui sont sorties pour scander des slogans plus hostiles les uns que les autres contre le régime algérien. 

Dans la capitale de l'ouest algérien, à Oran, "des milliers de manifestants scandent: "Djazaïr Hora démocratia", d’autres crient "Sahafa chiyata". Le fameux "Klitou leblad, ya serraqin", également, était de sortie. 

A Béjaïa, la mobilisation a été encore beaucoup plus forte que les précédentes semaines, mais elle l'a également été par rapport aux autres villes, sur la foi des images publiées par le journal El Khabar. 



Evidemment, ce nouveau souffle des manifestations va compromettre les plans de Ahmed Gaïd Salah qui cherche à organiser une élection présidentielle le 12 décembre. 
Le 20/09/2019 Par Mar Bassine