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Algérie: mort d'un détenu politique en prison, la LADDH appelle à l'ouverture d'une enquête

Mise à jour le 25/04/2022 à 13h44 Publié le 25/04/2022 à 13h34 Par Le360 Afrique - MAP

#Politique
Algérie: Un détenu politique mort en prison, la LADDH appelle à l'ouverture d'une enquête

Hakim Debbazi.

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#Algérie : Le détenu politique Hakim Debazi, activiste pacifique et un des militants les plus actifs du Hirak, est mort dans la prison de Koléa dans la wilaya de Tipaza (36 km à l'ouest d'Alger), selon la Ligue algérienne pour la défense des droits de l’Homme (LADDH), qui appelle à l'ouverture d'une enquête.

Dans ce sens, la Ligue algérienne pour la défense des droits de l’Homme a interpellé les autorités judiciaires d’informer l’opinion nationale sur les circonstances et causes de la «disparition tragique» de ce détenu à la prison de Koléa.

Dans un post sur son compte facebook, le vice-président de la LADDH, Saïd Salhi, a souligné que «les autorités judiciaires sont tenues d’informer l’opinion publique sur tous les détails, circonstances et causes de cette disparition tragique».

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La LADDH a affirmé qu’«elle suit de près ce dossier», appelant «les autorités judiciaires à ouvrir une enquête judiciaire immédiate pour situer les responsabilités, révéler toute la vérité et faire justice».

Salhi a rappelé que cet activiste du hirak avait été arrêté le 22 février 2022 et mis en détention provisoire dans la prison de Koléa, précisant qu’une «demande pour sa remise en liberté provisoire introduite à cause de son état de santé déjà inquiétant, a été rejetée».

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Hakim Debazi, 55 ans, fait partie de ces activistes qui ont été condamnés par la justice algérienne à des peines de prison ferme pour leurs publications sur les réseaux sociaux.

D'après le comité national pour la libération des détenus, des centaines de personnes, accusées en autres, d’atteinte à la sûreté de l'Etat, d’atteinte à l'intégrité du territoire et d'actes subversives, croupissent actuellement dans les prisons algériennes dans des conditions déplorables.

La plupart sont poursuivies pour avoir simplement exprimé une opinion, à travers notamment des publications sur les réseaux sociaux.
Le 25/04/2022 Par Le360 Afrique - MAP