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Audio. Algérie: un millier de migrants subsahariens jetés dans le désert, selon l'OIM

Mise à jour le 12/02/2018 à 19h11 Publié le 12/02/2018 à 19h04 Par Mar Bassine

#Société
Expulsion de migrants
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#Algérie : Ce sont un millier de migrants qui ont été lâchés dans le désert entre Tamanrasset en Algérie et Arlit au Niger. La rafle se poursuit dans les principales villes, notamment à Alger, où ils sont des centaines à avoir été parqués au centre de Zeralda.

Plus aucun média algérien n'évoque les rafles. Pourtant, elles sont encore plus fréquentes qu'avant et les méthodes demeurent identiques, même si les autorités préfèrent ne plus proférer d'insultes publiques, ce qui mettraient les opérations d'expulsion au devant de la scène. 

Selon Radio France Internationale, l'Organisation internationale des migrations a affirmé avoir secouru un millier de migrants subsahariens dans le désert frontalier avec l'Algérie, au cours du mois de janvier dernier. La même radio rapporte que les rafles se poursuivent dans la capitale algérienne. Lundi 12 février courant, plusieurs centaines de migrants étaient parqués en attendant leur expulsion dans le tristement célèbre centre de Zeralda, dans la banlieue d'Alger. Entre janvier et février, c'est 2 à 3000 personnes qu'Alger a décidé d'expulser.


Une fois rassemblés à Zeralda ou dans d'autres centres de l'intérieur, les migrants sont conduits dans des camions militaires vers la ville de Tamanrasset où ils font une brève escale. Ils sont ensuite relâchés à la frontière nigérienne où on leur indique le chemin pour se rendre à Arlit, la première ville de l'espace CEDEAO. D'Arlit, ils doivent rejoindre Agadez où se trouvent la plupart des ONG qui assistent les candidats à la migration en situation de détresse. 

Les témoignages faisait état de traitements inhumains de la part des services de sécurité algériens ou même de citoyens sont très nombreux. Il y a deux semaines, une Subsaharienne mère de famille a été sauvagement violée par huit individus armés dans le quartier Les Amandiers à Oran. La pauvre femme, qui s'est rendue à la gendarmerie aux environs de 7h30, n'a pu déposer sa plainte que vers 15h.

A l'heure qu'il est, les services concernés n'ont toujours interpellé aucun coupable présumé. Pourtant, selon Fouad Hassam du Syndicat national autonome du personnel de l’administration publique/Confédération générale autonome des travailleurs en Algérie (SNAPAP/CGATA), "les autorités se sont toujours montrées très fermes lorsque des crimes sont commis avec une arme". 




Le 12/02/2018 Par Mar Bassine