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Les cours du café et du cacao renouent avec la hausse

Publié le 11/03/2016 à 15h54 Par Le360 Afrique - Afp

#Economie
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#Autres pays : Les cours des produits agricoles se redressent. C’est le cas pour le café sous l’effet de la hausse de la demande et du cacao qui bénéficie des craintes de déficit en Côte d’Ivoire. Les cours du sucre pourraient aussi suivre cette tendance haussière.

"Le dollar s'affaiblit, l'euro se renforce et cela devrait fournir un bon arrière-plan aux matières premières alimentaires", a commenté Phil Flynn, analyste chez Price Futures Group.


Le dollar s'est en effet nettement affaibli jeudi face à un euro propulsé par des commentaires de la Banque centrale européenne (BCE) laissant entendre que la baisse des taux annoncée le jour même ne se poursuivrait pas forcément dans l'immédiat, qui ont fait grimper la monnaie unique européenne à des plus hauts plus vus depuis mi-février.


Or, dans la mesure où les achats de matières premières sont libellés en dollars, tout affaiblissement du billet vert les rend moins onéreux pour les investisseurs munis d'autres devises, ce qui a tendance a soutenir les cours.
En outre, selon M. Flynn, les prix bénéficiaient d'inquiétudes entourant la taille de la récolte au Brésil, qui pourrait ne pas être aussi importante que prévu en raison de mauvaises conditions météorologiques, ainsi que d'attentes d'une demande en hausse, permettant aux prix de rebondir à partir de leurs plus bas depuis mai 2010 atteints fin janvier.


A Londres, la tonne de robusta est ainsi montée vendredi jusqu'à 1.430 dollars, un plus haut en trois semaines, tandis que la tonne d'arabica a atteint le même jour à New York 123,85 cents, un maximum en plus d'un mois.


Le cacao accroît ses gains grâce à la Côte d'Ivoire

Les cours du cacao ont poursuivi la consolidation de leurs gains cette semaine, bénéficiant toujours des incertitudes entourant l'état de la récolte en Afrique de l'Ouest, le premier producteur de fèves brunes au monde.


La tonne de cacao est même montée vendredi à Londres jusqu'à 2.251 livres, un plus haut en deux mois, tandis qu'elle a grimpé le même jour à New York jusqu'à 3.075 dollars, un sommet depuis début janvier également.


Ainsi, même si de récentes précipitations ont amélioré les perspectives de la récolte de mi-saison à venir en Côte d'Ivoire, premier pays producteur de cacao au monde, les analystes de Commerzbank se montraient sceptiques sur le fait que cela suffise à éviter un déficit de fèves brunes.


"Auparavant, les conditions météorologiques sèches et de forts vents de l'Harmattan ont alimenté les craintes de voir une récolte décevante", ont-ils souligné, rappelant que dans son rapport trimestriel publié fin février, l'Organisation internationale pour le cacao (ICCO) avait prévu un déficit de l'offre par rapport à la demande sur le marché du cacao pour la saison 2015-2016.


L'ICCO "prévoit que la récolte de cacao en Côte d'Ivoire va baisser de 6,3% à 1,69 million de tonnes, mettant en garde explicitement contre une récolte de mi-saison moins importante et disant que cela est également susceptible d'affecter la récolte dans son ensemble", ont noté les experts de Commerzbank.


Le sucre avance lentement mais sûrement

Les cours du sucre se sont stabilisés cette semaine, enregistrant des mouvements limités faute d'un nouvel indicateur à même d'orienter franchement les cours dans une direction ou une autre, avant de toutefois amorcer un rebond en fin de semaine sous l'effet de l'affaiblissement du dollar.


"Les investisseurs pariant sur la hausse des cours comme ceux pariant sur leur baisse attendent des nouvelles fraîches et dans l'intervalle, nous assistons à des séances où les prix évoluent dans de faibles marges avec des volumes relativement faibles", soulignait Tom Kujawa, analyste chez Sucden Financial.


Les prix du sucre restaient en outre toujours soutenus par la forte appréciation du réal brésilien par rapport au dollar, qui s'échangeait vendredi au plus haut en plus de six mois.
Le renforcement du réal face au billet vert, devise dans laquelle sont libellés les achats de sucre, dissuade en effet les producteurs brésiliens de vendre leur récolte à l'export, ce qui réduit l'offre disponible sur le marché.


A Londres, la tonne de sucre blanc a ainsi atteint vendredi 433,50 dollars, un plus haut depuis novembre 2014, tandis que la livre de sucre brut est montée le même jour jusqu'à 15,23 cents à New York, un maximum en plus de deux mois.


Sur le Liffe de Londres, la tonne de Robusta pour livraison en mai valait 1.427 dollars vendredi à 13H40 GMT, contre 1.397 dollars le vendredi précédent à 13H10 Gmt. Sur l'Ice Futures US de New York, la livre d'Arabica pour livraison en mai valait 123,85 cents, contre 119,20 cents sept jours auparavant.


A Londres, la tonne de sucre blanc pour livraison en mai valait 433,50 dollars, contre 427 dollars le vendredi précédent. A New York, la livre de sucre brut pour livraison en mai valait 15,22 cents, contre 14,90 cents sept jours auparavant.


A Londres, la tonne de cacao pour livraison en mai valait 2.250 livres sterling, contre 2.192 livres sterling le vendredi précédent mais pour livraison en juillet. A New York, la tonne pour livraison en mai valait 3.071 dollars, contre 2.979 dollars sept jours plus tôt.

Le 11/03/2016 Par Le360 Afrique - Afp

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