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Les industries extractives principales sources des "flux financiers illicites"

Mise à jour le 17/03/2016 à 16h31 Publié le 17/03/2016 à 16h17 Par notre correspondant à Nouakchott Cheikh Sidya

#Economie
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#Autres pays : Les industries extractives représentent 65% des flux financiers illicites en Afrique. Selon les estimations, les pertes occasionnées par ces flux pour le continent sont évaluées à 50 milliards de dollars par an.

Le continent africain perd annuellement 50 milliards de dollars us par an sous forme de flux financiers illicites (FFI), selon un travail commandité par l’Union africaine (UA) et la Commission économique pour l’Afrique (CEA).

La principale source de cette hémorragie est constituée par les industries extractives qui en représentent 65%, selon Briggs Bomba, expert de l’ONG «Trust Africa» dont la vocation est d’aider les pays du continent à construire un processus de développement à long terme, qui s’exprimait mercredi à travers une communication présentée à Dakar dans le cadre d’un atelier dédié à la formation des acteurs des médias africains aux investigations sur les flux financiers illicites (FFI).

Les activités commerciales des multinationales dans le domaine extractif «se concrétisent à travers la surfacturation à l’importation, la sous-facturation à l’exportation, l’usage des succursales offshore dans les paradis fiscaux, les sociétés écrans, …», a t-il énuméré.

La deuxième source des FFI réside «dans les activités criminelles tels que le trafic de drogue et le trafic des êtres humains qui pèsent 30% des FFI du continent».

Enfin, la troisième source des FFI est constituée par la corruption dont le poids dans les FFI représente environ 5%.

Pour illustrer l’exemple type de mauvaise gouvernance dans la gestion des industries extractives,  l’expert de «Trust Africa» a évoqué le cas d’école: «les tribulations autour de la mine de Simandou en Guinée». Ce nom renvoie au plus important site minier non exploité dans le monde d’une valeur estimée à 140 milliards de dollars.

Celui-ci a été cédé en 2008 à la société Benny Steinmetz Group Ressources (BSGR), du nom d’un milliardaire israélien pour 100 millions de dollars us distribués en pots de vins, sans que l’état guinéen n’en perçoive le moindre dollar.
Après enquête, le président Alpha Condé a ordonné l’annulation des permis d’attribution en 2014.

Le 17/03/2016 Par notre correspondant à Nouakchott Cheikh Sidya