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Ghana: le président Dramani plaide pour un «conglomérat» du cacao

Publié le 25/03/2016 à 21h53 Par Souleymane Baba Toundé

#Economie
cacao
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#Autres pays : L'idée d'un Conglomérat du cacao regroupant la Côte d'Ivoire et le Ghana à germer lors de l’Africa CEO Forum 2016 tenu dernièrement à Abidjan.Les 2 pays produisent environ 60% du cacao mondial.

Kiosque le 360afrique: Un conglomérat du cacao est déjà en chantier entre le Ghana et la Côte d’Ivoire. L’annonce fait le tour de la presse locale ghanéenne.

Le site généraliste francophone infodaccras.com, par exemple, s’arrête sur l’ambition annoncée par les deux chefs d’Etat en début de semaine à Abidjan.

La publication rappelle que Dramani et son homologue ivoirien ont unanimement reconnu l’opportunité et le «défi majeur qui se présente à eux». Il s’agit en particulier de «celui de la transformation de nos produits locaux», reprend le journal, citant le président Ghanaen.

Pour ce dernier, «il faut adapter nos économies à temps, de telle sorte que lorsqu’il y a une situation sur les marchés internationaux, nos pays puissent résister. Et cela passe par la mise en place de réformes pour transformer nos produits localement et créer une plus value».

Le journal précise que pour le président John Dramani, ces «mesures incitatives visent à exhorter le secteur privé à investir davantage dans la filière cacao afin de porter la transformation de la production à hauteur de 50% en 2020 contre à peine 30% actuellement».

Il faut savoir que les deux pays réunis, pèsent 60% de la production  mondiale de cacao. D’où la nécessité pour les deux économies de créer un conglomérat. Mais des urgences demeurent. La première est celle de la mise en place «de politiques pour accroître leur production énergétique», relativise infodaccras.com.

Le site reprend d’ailleurs les propos du président ivoirien, Alassane Ouattara, «qui s’est insurgé contre les Etats dits développés, qui, au-delà des discours sur la Cop 21, doivent délier le cordon de la bourse».

Pour le chef d’Etat ivoirien, «beaucoup d’engagements n’ont pas été satisfaits, notamment pour l’aide au développement et nous ne voulons pas que cela se reproduise pour le climat».

En attendant, les deux Etats exportateurs s’engagent à jouer un rôle de premier plan sur le marché mondial des matières premières, notamment agricoles.

Le 25/03/2016 Par Souleymane Baba Toundé

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