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Cameroun: l’or noir en vedette lors du sommet sur le Franc CFA

Publié le 11/04/2016 à 13h00 Par Souleymane Baba Toundé

#Economie
CEMAC

Les 6 pays de la CEMAC.

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#Autres pays : La récente réunion des ministres des Finances de la zone Franc, tenue à Yaoundé, ne s’est pas uniquement penchée sur la réforme de la monnaie. L’impact de la baisse des cours du pétrole sur les économies exportatrices de la région a été aussi au centre des échanges.

Kiosque le360afrique: Plusieurs pays de la zone Franc, très dépendants des exportations du pétrole cherchent la parade face à la baisse des recettes. C’est ce que explique le site d’information cameroon-tribune.cm, qui évoque le pétrole comme «l’un des sujets-vedettes» de la réunion des ministres des Finances de la zone Franc.

La chute drastique des cours du pétrole brut, qui sont passés entre 2014 et 2015 de 115 dollars le baril à moins de 40 dollars ces jours-ci. «Une baisse d’environ 65%. Un véritable crash», commente la publication. Le journal précise en effet que pour plusieurs pays de la zone CFA, «la pilule est amère».

Le site d’information prend l’exemple de la situation de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC), où la forte dépendance des revenus pétroliers pose problème en ce moment.

«Cinq pays sur six (seul le Centrafrique n’est pas exportateur de pétrole) sont concernés par la chute des cours de l’or noir. Le pétrole représente 2/3 des exportations, plus de 60% des recettes budgétaires et 40% du Produit intérieur brut (PIB) de la CEMAC», décrit le journal. Si cette matière première stratégique contribue pour 9% au PIB du Cameroun, ce taux s’élève à 85% pour la Guinée équatoriale, 50% pour le Congo-Brazzaville, près de 45% pour le Gabon et environ 18% pour le Tchad.

La publication explique que dans ces conditions, l’effondrement des prix se traduit par la baisse des revenus tirés de la production pétrolière. L’ampleur de cette baisse et ses impacts se manifesteront en fonction du degré de dépendance des économies nationales des activités pétrolières.

Le journal électronique conclut que le financement des programmes d’investissements publics dans les grands projets d’infrastructures de transport et d’énergie, ainsi que dans le domaine social (adduction d’eau, santé, éducation, etc.), est menacé. 

Les experts estimant que la perspective d’une remontée des cours du pétrole n’est pas envisageable avant 2017, les inquiétudes s’expriment de plus en plus sur la soutenabilité de ces programmes d’investissement.

Le 11/04/2016 Par Souleymane Baba Toundé