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Le Congo Brazzaville en «difficultés financières et budgétaires»

Publié le 09/05/2016 à 17h54 Par Abdelkrim Sall

#Economie
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#Autres pays : «Congo Brazzaville: un Etat en faillite», alerte, le site d’information, brazzanews qui met en exergue la situation financière et budgétaires difficile à laquelle fait face le pays. Selon la même source, le Congo ne cesse d’emprunter, faisant fi des perspectives négatives quand à sa solvabilité.

Kiosque le360 afrique: Pour faire face aux dépenses de fonctionnement, le Congo ne cesse d’emprunter sur le marché international, faisant fi des perspectives négatives quand à sa solvabilité et les alertes lancées par les agences de notation.

Le Congo, selon le site d’information, brazzanews.fr, se dirige vers une «catastrophe» financière et budgétaire d’autant plus que les emprunts contractés auront très peu de répercussions directes sur la croissance et la création de richesses et donc contribuer au remboursement des dettes.

Sans donner le montant de la dette actuelle du pays, le site d’information rappelle que la dette du pays avait été fortement réduite passant 9,2 milliards de dollars à fin 2004 à 2,4 milliards de dollars en 2010 grâce à l’allègement de la dette au titre de l’Initiative en faveur des Pays pauvres très endettés (PPTE).

Toutefois, et à cause de la chute des cours du baril de pétrole, le Congo Brazzaville a multiplié les recours à l’endettement extérieur pour faire face aux dépenses de fonctionnement et financer son déficit budgétaire.

Un déficit qui s’explique parfois par des dépenses non justifiées. Ainsi, selon le site d’information, «parmi les emprunts contractés par le régime, 3000 milliards de FCFA ont été affectées à la défense nationale sr 10 ans, sachant que le pays ne connaît aucune menace extérieure».

De même, il cite aussi l’emprunt auprès de la banque turque Turk Eximbank. 200 millions de dollars, soit près de 12 milliards de francs CFA ont été empruntés à cette banque pour construire la cité du gouvernement à Brazzaville et le site touristique de Kintélé. Des investissements jugés non prioritaires sachant que l’accès des populations à l'eau, l'électricité et l'éducation n'est pas garantie dans certaines régions.

Partant, et face au niveau actuel des cours du pétrole où le baril se négocie aux alentours des 40 dollars, les capacités de remboursement du pays sont fortement réduites pour ne pas dire inexistantes. D'où les craintes d'une véritable crise financière. 

Le 09/05/2016 Par Abdelkrim Sall