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Cameroun: la Banque mondiale baisse le rythme de ses interventions

Mise à jour le 29/06/2016 à 13h31 Publié le 29/06/2016 à 13h09 Par Souleymane Baba Toundé

#Economie
banque mondiale
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#Autres pays : L’institution financière internationale vient de décider de la réduction du nombre de projets qu’elle accompagnera au Cameroun. Cette décision est expliquée par des problèmes liés aux indemnisations non bouclées et aux procédures de passation des marchés en vigueur dans ce pays.

Kiosque le360 afrique: Marquant la fin de son année fiscale (du 1er juillet 2015 au 30 juin 2016), la Banque mondiale a procédé à un apurement de son portefeuille de projets au Cameroun. Cette opération consiste à retirer certains projets, qu’ils soient arrivés à leur terme ou non.
Selon le site d’information généraliste le journalducameroun.com, c’est le cas du Projet d’assainissement liquide du Cameroun, qui ne fera plus partie du portefeuille de l’institution, les résultats n’ayant pas été satisfaisants. «La partie traitement des égouts qui aurait dû être mise en œuvre à Douala s’est déroulée beaucoup trop lentement», explique Elisabeth Huybens, directrice des opérations de la Banque mondiale, reprise par le journal.

La publication poursuit en précisant que «les problèmes de maturation liés principalement aux indemnisations non bouclées et aux procédures de passation des marchés sont à l’origine de la mise à l’écart de certains projets».

Au Cameroun, la Banque mondiale travaille désormais avec un spécialiste pour que ces aspects soient réglés avant que les projets ne soient soumis à l’approbation du conseil d’administration de l’institution.

Le journal indique cependant que «le portefeuille de projets de l’institution financière au Cameroun se porte assez bien». Le taux de décaissement de 20% recherché a été atteint et dépassé pour se situer à 23%. Des investissements sont annoncés dans le secteur des transports, de l’énergie, de la santé, entre autres. Mais ce taux de décaissement reste encore bien en-deçà du potentiel du pays.

Pour Elisabeth Huybens, ces chiffres sont encore «beaucoup trop faibles» par rapport  à l’âge du portefeuille. Selon le journal électronique camerpost.com, la responsable a indiqué qu’il est crucial que la mise en œuvre des projets se fassent dans les délais convenus, «de manière satisfaisante, et que les objectifs de développement soient atteints». Ces aspects sont déterminants pour pousser la banque à accroître ses engagements dans l’avenir de ce pays. 

Le 29/06/2016 Par Souleymane Baba Toundé