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Egypte: l’inflation a atteint 29,6% en janvier

Publié le 13/02/2017 à 17h24 Par Karim Zeidane

#Economie
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#Autres pays : La hausse des prix continue d'impacter négativement le pouvoir d'achat des Egyptiens. Cette inflation galopante est la conséquence de la politique adoptée par la Banque centrale depuis novembre dernier et qui consiste à laisser flotter la livre égyptienne.

Kiosque le360 Afrique. Décidemment, les Egyptiens ont du mal à garder leur pouvoir d’achat intact. Celui-ci est fortement grevé par une inflation galopante. Ainsi, au titre du mois de janvier dernier, l’inflation s’est établie à 29,6%, soit le pic d’inflation enregistré durant un mois depuis que l’Egypte ait laissé flotté sa monnaie, selon dailynews.com.

Selon l’Organisme de statistiques publiques (CAPMAS), cette inflation résulte de la hausse des prix des biens de consommation de base et des services. Ainsi, les prix des denrées alimentaires et boissons ont augmenté de 38,6% en glissement annuel.

Cette inflation est la conséquence de la politique monétaire adoptée par la Banque centrale égyptienne en novembre 2016 en laissant flotter la livre sterling face au dollar et en relevant les taux d’intérêt dans le cadre d’un train de réformes entreprises par le gouvernement pour relancer l’économie égyptienne. Ainsi, la livre égyptienne qui s’échangeait au taux officiel de 8,83 livres pour un dollar s’est fortement dépréciée. Désormais, il faut 19 livres pour un dollar. Cela a impacté négativement le coût des produits importés créant des pénuries de nombreux produits et une hausse généralisée des prix.


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Cette mesure a aggravé l’inflation qui était déjà sur un trend haussier suite aux mesures entreprises dans le cadre du programme de réformes visant à freiner le déficit budgétaire de l’Etat qui représentait en 2014 12,2% du PIB. Cette politique s’était traduite par une baisse des subventions des produits de consommation de base et l’introduction de nouvelles taxes, dont la taxe sur la valeur ajoutée.

L’Egypte, empêtrée dans une crise économique profonde, à cause de l’instabilité politique et de la menace terroriste qui ont mis à genoux le secteur touristique et l’économie du pays, a été obligée d’entreprendre ces douloureuses réformes pour obtenir un prêt de 12 milliards de dollars du Fonds monétaire international (FMI).
Le 13/02/2017 Par Karim Zeidane

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