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Burkina Faso: enfin de bonnes nouvelles pour les cotonculteurs

Publié le 25/04/2017 à 20h32 Par notre correspondant à Ouagadougou Ibrahima Zallé

#Economie
Prix du coton pour la campagne 2017/2018 au Burkina Faso: les producteurs déjà au parfum

Les prix d’achat plancher du coton graine sont fixés à 245 FCFA/kg pour le 1er choix et à 220 FCFA/kg pour le 2e choix

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#Autres pays : L’Association interprofessionnelle du coton du Burkina (AICB) a rendu public le prix du coton et des intrants agricoles pour la campagne 2017/2018. Une annonce qui satisfait les producteurs qui bénéficieront de meilleures conditions pour la vente de leur future production.

Les producteurs de «l’or blanc» peuvent se frotter les mains au Burkina Faso. En effet, les prix d’achat plancher du coton graine sont fixés à 245 francs CFA/kg pour le 1er choix et à 220 francs CFA/kg pour le 2e choix. Une augmentation de 4%, soit 10 francs CFA de plus, sur le kg par rapport à la campagne précédente. Cette décision a été prise lors de l’assemblée générale ordinaire de l’Association interprofessionnelle du coton du Burkina Faso (AICB) qui s'est tenue à Ouagadougou, le 21 avril 2017.

Pour les intrants, les sacs de 30, 40 et 45 kg de semence vêtue du coton conventionnel sont vendus aux producteurs respectivement à 753 francs CFA, 1009 francs CFA et 1.130 francs CFA, au comptant.

Pour ceux qui auront opté pour le crédit jusqu'à la prochaine récolte, les prix de vente sont fixés respectivement à 806 francs CFA, 1.080 francs CFA et 1.209 francs CFA. Il s'agit de prix nettement plus avantageux que ceux de la fameuse formule de Monsanto qui avait failli ruiner les producteurs sans améliorer leurs rendements. 


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Quant aux fertilisants, le sac d'engrais composé adapté à la cotonculture bukinabè et celui d’urée seront vendus à 14.019 francs CFA au comptant et à 15.000 francs CFA à crédit. Pour les insecticides, le producteur déboursera 3.551 francs CFA au comptant et 3.800 francs CFA à crédit pour le traitement de leur champ (1 traitement/ha).

Introduit en 2008, le coton génétiquement modifié (OGM) Bollgard II de la firme américaine de biotechnologies agricoles Monsanto était censé aider à lutter contre les insectes nuisibles. Mais, à en croire l’AICB, cet OGM avait fait baisser la qualité de la fibre du coton burkinabè. Cela a eu pour corollaire la perte du «label coton Burkina» et de la prime qualité. 

Conséquence, les cotonculteurs burkinabè sont retournés au coton conventionnel qui nécessite six traitements au lieu des deux pour l'OGM Bollgard II.

Ils ont entièrement adhéré à cette décision et promis au directeur général de l'AICB, une production de cent mille tonnes de coton 100% conventionnel. «Déjà en 2005 et 2006, nous avons produit 85.000 tonnes de coton conventionnel. Nous pouvons encore réaliser ce sursaut avec de grands techniciens équipés», a soutenu le chef de la région cotonnière.

Enfin, la SOFITEX -Société burkinabè des fibres textiles- a attiré l’attention de ses fournisseurs sur les désagréments que pourrait entraîner le mélange entre le coton conventionnel et le CGM pour la région. Elle a appelé tout producteur détenant des semences CGM à les restituer aux agents de terrain contre paiement.
 

Le 25/04/2017 Par notre correspondant à Ouagadougou Ibrahima Zallé