Fermer

Gambie: trois avions et des Rolls-Royce de Jammeh mis aux enchères

Mise à jour le 14/05/2018 à 16h28 Publié le 14/05/2018 à 16h26 Par notre correspondant à Nouakchott Cheikh Sidya

#Economie
L'ancien président Gambien Yaya Jammeh

L'ancien président Gambien Yaya Jammeh

© Copyright : DR/

#Autres pays : Les biens de l'ancien chef de l'Etat gambien, Yaya Jammeh, seront vendus aux enchères, pour aider à réduire le poids d'une dette écrasante qui selon les estimations du Fonds monétaire international (FMI) représente 130% du Produit intérieur brut (PIB).


Chassé du pouvoir en janvier 2017, à l’issue d’un scrutin présidentiel dont il contestait les résultats et d’un bras de fer avec la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), l’ancien chef de l’Etat gambien, le fantasque Dr Yaya Jammeh, exilé en Guinée équatoriale, devra boire le calice jusqu’à la lie.

En effet, le nouveau pouvoir de Banjul a décidé de vendre aux enchères les nombreux et luxueux biens de l’homme qui contrôlait tous les secteurs d’activités du pays (y compris la vente du charbon domestique, selon une boutade répandue à Banjul) pour réduire le poids d’une dette publique écrasante.

Cette annonce a été faite par le ministre gambien des Finances, Amadou Sanneh. Seront mis aux enchères trois avions actuellement cloués au tarmac de l’aéroport de Banjul et  une dizaine de véhicules de grand luxe de marque Rolls-Royce.

L’opération sera menée par le biais d'un site internet créé pour la circonstance et à partir duquel les candidats à la reprise des différents biens pourront  consulter les caractéristiques et avancer les propositions de prix.

En dépit d’une reprise à la hausse du taux de croissance, qui atteint désormais les 3,5% du PIB, la Gambie reste confrontée à une grave  crise économique. Le pays est notamment étouffé par une dette colossale estimée à 130% du Produit intérieur brut (PIB).

L’ensemble des biens de l’ancien chef de l’Etat gambien qui seront vendus aux plus offrants est évalué à 100 millions de dollars US.
      
Le 14/05/2018 Par notre correspondant à Nouakchott Cheikh Sidya

à lire aussi