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Burkina Faso: les attaques terroristes ôtent le sommeil au président Kaboré

Publié le 09/03/2017 à 20h12 Par notre correspondant à Ouagadougou Ibrahima Zallé

#Politique
Burkina Faso: Attaques terroristes: l’autre  malheur du président Kaboré
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#Autres pays : Depuis son élection en décembre 2015, le président burkinabè, Roch Marc Christian Kaboré doit faire face à de nombreuses crises. Ce sont tantôt des grèves de l’administration publique, tantôt des attaques terroristes qui, de tous les maux, lui apparaissent les plus cauchemardesques.


De plus en plus de voix s’élèvent au sein de la classe politique burkinabè pour dire que le président Roch Marc Christian Kaboré se serait laissé envoûter par ses chefs d'Etat-major dont Coulibaly de la gendarmerie et le DG de la Police nationale, Lazare Tarpaga. Des noms qui avaient été cités dans le coup d’Etat de septembre 2015.

Pour Sayouba Gandema, activiste, le malheur de Roch est d'être arrivé à une période où les généraux qui maîtrisent les terroristes sont à la Maison d’arrêt et de correction de l’armée dont Djibril Bassolet et Gilbert Diendéré. Aussi voudrait-on comprendre pourquoi le président Kaboré garderait Couibaly et Tarpaga à la tête des FDS malgré les révélations les concernant à propos de leur implication dans le putsch de Diendéré et malgré les multiples attaques contre les FDS sans qu'aucun terroriste ne soit arrêté.


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«Le silence du président Kaboré quant aux limogeages de ces 2 commandants, il faut l'associer aux envoûtements», affirme-t-il.
La raison pour lui est toute simple les FDS se méfient de leurs hiérarchies donc les renseignements ne circulent pas normalement.
Sinon, comment comprendre que des gens à motos puissent venir attaquer 2 commissariats, les locaux de l’administration publique et repartir sans subir une riposte de taille?», s’interroge-t-il.

Pour Jean Moussa analyste politique, le Burkina semble ne pas avoir de réponse à cette situation, mais devrait s’inspirer des méthodes de la Côte d’Ivoire qui a pu remonter la piste des terroristes des attaques de Grand Bassam.

« On ne peut pas les empêcher d'attaquer certes mais on doit les poursuivre jusqu'à leurs derniers retranchements », estime-t-il.
Et de clore en ces termes: «Le ministre de la Sécurité Simon Compaoré est très mal entouré par des conseillers. Il semble que ce soient les mêmes qui aient contribué à la radiation massive des 136 policiers lors de la mutinerie de 2011».
Le 09/03/2017 Par notre correspondant à Ouagadougou Ibrahima Zallé