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Afrique du Sud: hué par la foule, Zuma quitte les célébrations du 1er mai

Publié le 01/05/2017 à 20h23 Par Le360 Afrique - Afp

#Politique
jacob zuma

Jacob Zuma, président de l'Afrique du Sud, à la clôture d'une campagne électorale indécise.

© Copyright : AFP

#Autres pays : Le président sud-africain Jacob Zuma a dû quitter précipitamment lundi un rassemblement du 1er mai après avoir été hué par la foule, alors qu'il devait prendre la parole.

Le président se préparait à prononcer un discours à Bloemfontein, dans le centre du pays, organisé par la puissante centrale syndicale Cosatu, lorsque des manifestants ont entonné des chants anti-Zuma et demandé sa démission.

Les organisateurs ont immédiatement mis fin au rassemblement dans un parc de la ville et aucun autre orateur n'a été autorisé à prendre la parole devant les milliers de participants.

Des images de télévision ont montré le président Zuma, quittant précipitamment les lieux dans un convoi de véhicules fortement sécurisé.

Des heurts se sont produits entre des participants qui réclamaient la démission de M. Zuma et des sympathisants du président sud-africain, selon des médias locaux.


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Le président participait au rassemblement aux côtés du président de la Cosatu, Sidumo Dlamini et du secrétaire général du parti communiste sud-africain Blade Nzimande.


Les appels au calme des organisateurs ont été ignorés. "Il est triste qu'après un défilé réussi qui a compté avec la participation de nombreux travailleurs, des désordres empêchent le déroulement du programme", a déclaré Dlamini sur le site News 24.

La Cosatu, un partenaire de coalition clé de l'ANC - Congrès national africain - a appelé le mois dernier à la démission de Zuma après une remaniement ministériel très impopulaire.

Le remaniement de cabinet a mis à jour de profondes divisions au sein de l'ANC et des responsables du principal parti d'opposition de l'Alliance Démocratique (DA) espèrent recruter suffisamment de soutien de députés du parti au pouvoir pour déstabiliser le président.

Accusé de piller les deniers publics, le chef de l'Etat est confronté depuis des mois à la grogne croissante de la population.
Le 01/05/2017 Par Le360 Afrique - Afp