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G5 Sahel: visite de la ministre française de la Défense dimanche et lundi

Mise à jour le 30/07/2017 à 12h12 Publié le 30/07/2017 à 10h46 Par notre correspondant à Nouakchott Cheikh Sidya

#Politique
Visite

#Autres pays : Florence Parly, ministre française des armées, effectue une visite dans 3 pays du G5 Sahel, dimanche 30 et lundi 31 juillet. Un périple dont le fil rouge est le soutien de Paris «à la montée en puissance» de la force conjointe de l'organisation sous-régionale.


Florence Parly, ministre française de la Défense, se rend dimanche et lundi dans trois pays du Sahel (Tchad, Niger et Mali) annonce un communiqué du ministère. Les pays visités au cours de ce voyage sont membres du G5 Sahel, aux côtés du Burkina Faso et de la Mauritanie, lesquels ne figurent pas au programme de ce déplacement.

Pendant son séjour au Sahel, Florence Parly sera reçue par le président Idriss Déby du Tchad, Mahamadou Isoufou du Niger  et Ibrahim Boubacar Keita (IBK) du Mali. Cette visite sera en partie effectuée conjointement avec la ministre allemande de la Défense, Ursula Von Der Leyen.

Ce déplacement confirme «le soutien de la France à la montée en puissance de la Force du G5 Sahel, appelée à jouer un rôle essentiel pour combattre le terrorisme  et les trafics qui contribuent à l’instabilité de la région», explique le ministère des forces armées.


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Ainsi «dans les entretiens communs qu’elles auront avec leurs homologues au Niger et au Mali, la ministre des armées et son homologue allemande auront par ailleurs l’occasion de marquer leur appui en équipements et en formations à la force du G5 Sahel, ainsi que leurs efforts actifs pour mobiliser les partenaires européens et internationaux en soutien de son action», souligne le communiqué.

La France est militairement présente au Sahel grâce à la Force «Barkhane». Dans sa conception initiale, la Force du G5 Sahel devrait compter 5.000 éléments fournis à parts égales par les 5 pays membres de l’organisation sous-régionale.

Le financement de la nouvelle armée nécessite une enveloppe de 423 millions d’euros, qui n’est pas encore disponible, les Nations unies ayant refusé pour le moment d'en faire une mission.

Donc, le nerf de la guerre fait défaut à cause de la réticence des Etats-Unis vis-à-vis des forces sahéliennes. L'administration Trump considère pour le moment que c'est l'Europe en général et la France en particulier qui doivent faire l'effort de lutter contre les conséquences de la guerre en Libye.

Mais pour les Européens, c'est la faute de l’Oncle Sam, pris dans un nouvel accès d’isolationnisme. Sauf que Trump estime légitime ne plus devoir verser de l’argent dans le tonneau des Danaïdes que constituent les opérations onusiennes. Du coup, la mise en chantier  de cette nouvelle entité militaire prend la forme d’un accouchement douloureux, avec de forts gros risques de déboucher sur la mise au monde d’un mort-né.

«Les résultats doivent être au rendez-vous pour convaincre nos partenaires», déclarait le président français Emanuel Macron, à l’issue du sommet extraordinaire du  G5, organisé le 2 juillet à Bamako.

Une exigence de résultats «dans les réformes institutionnelles, les efforts de gouvernance» et forcément dans la tenue professionnelle des forces armées, qui sonne comme un cercle vicieux pour des pays attendant les moyens avant de s’engager.
Le 30/07/2017 Par notre correspondant à Nouakchott Cheikh Sidya

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