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OMS: Mugabé n'aura tenu que quelques heures en tant qu'ambassadeur de bonne volonté

Mise à jour le 22/10/2017 à 17h25 Publié le 22/10/2017 à 17h24 Par Ismail Traoré

#Politique
Robert Mugabe: investit candidat à la présidentielle de 2018
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#Autres pays : L'Ethiopien Ghebreyesus n'aura pas résisté à la pression internationale qui a suivi la désignation de Robert Mugabé en tant qu'ambassadeur de bonne volonté de l'OMS pour les maladie non transmissible.


Tedros Adhanom Ghebreyesus, le directeur général de l'OMS est finalement revenu sur sa décision de nommer Robert Mugabé, ambassadeur de bonne volonté de l'Organisation mondiale de la santé pour les maladies non-transmissibles. Quelques heures après son tweet que l'on peut interprété comme le "Je vous ai compris" de cette polémique l'OMS a finalement décidé d'abroger la nomination. 



Il faut dire qu'il a eu une vraie levée de bouclier contre Mugabé. Dans son pays, l'opposition a regretté la nomination parce que Mugabé lui-même et sa femme se font soigné à Singhapour pour n'avoir rien fait dans le domaine de la santé pour leur pays. Selon la presse zimbabwéenne, le système de santé s'est considérablement dégradé sous le régime de Mugabé. 


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Au niveau international, il y a eu une levée de boucliers de la part de la Grande-Bretagne, des Etats-Unis et même du Canada. "La nomination du président zimbabwéen Robert Mugabe comme ambassadeur de bonne volonté de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) contredit les idéaux de l'ONU", ont dénoncé samedi les Etats-Unis, se joignant ainsi à leurs partenaires. 

"Le gouvernement américain a imposé des sanctions contre le président Mugabe en raison de crimes contre son peuple et de la menace qu'il représente pour la paix et la stabilité. Cette nomination contredit clairement les idéaux des Nations unies de respect des droits de l'homme et de la dignité humaine", a affirmé le département d'Etat américain.

Pour sa part, Justin Trudeau, le Premier ministre canadien, avait dénoncé une décision "ridcule" et "inacceptable". 
Le 22/10/2017 Par Ismail Traoré

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