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Affaire Teodorin Obiang: et si la France se faisait condamner par la CIJ?

Mise à jour le 19/02/2018 à 12h09 Publié le 19/02/2018 à 09h21 Par Le360 Afrique - Afp

#Politique
Teodorin obliang Nguema

Teodorin Obliang Nguema, fils du président Teodoro Obiang Nguema et vice-président de Guinée équatoriale.

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#Autres pays : La Cour internationale de justice (CIJ) tient à partir de lundi de nouvelles audiences sur le contentieux opposant la France à la Guinée équatoriale, qui accuse Paris d'avoir violé l'immunité diplomatique du fils du président équato-guinéen.

Entre la France et la Guinée équatoriale, ce n'est pas le grand amour, surtout depuis que la justice de l'hexagone s'est attaquée aux biens de Teodorin Obiang Nguema, le fils du président de cette république d'Afrique centrale. Evidemment, la Guinée équatoriale n'a cessé de dénoncer un dangereux précédent de la justice française qui veut s'ériger en donneuse de leçons pour des faits échappant à sa territorialité. 

Teodorin a été accusé d'avoir pillé les caisses de l'Etat et d'avoir acheté des propriétés somptueuses dans les endroits les plus chers du monde. Il a été condamné par la justice française, en octobre dernier, à trois ans de prison avec sursis et 30 millions d'euros d'amende, également avec sursis, dans cette affaire dite des "biens mal acquis". Mais aucun de ses nombreux saisis ne lui a été rendus. 


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Selon la justice française, le fils de Teodoro Obiang s'est frauduleusement bâti en France un patrimoine de plusieurs dizaines de millions d'euros, comprenant notamment un hôtel particulier de 4.000 mètres carrés situé dans le 16e arrondissement de Paris, un des quartiers les plus luxueux de la capitale.

Teodorin Obiang était jugé depuis 2016 devant le tribunal correctionnel de Paris, la CIJ n'ayant pas exigé la suspension des poursuites judiciaires françaises à son encontre malgré une demande équato-guinéenne. Malabo dénonçait une violation de l'immunité du vice-président.

Protéger les biens équato-guinéens


Dès lors, la France a soulevé que la Cour n'était pas compétente dans l'affaire en se basant sur la Convention des Nations unies contre la criminalité transnationale organisée. La délégation française plaidera lundi lors des audiences publiques pour tenter de démontrer l'incompétence de la CIJ, avant que le camp équato-guinéen ne lui réponde mardi. Un deuxième tour de plaidoiries se tiendra mercredi et vendredi.

A la requête de Malabo, le juge de la CIJ chargé de l'affaire, Abdulqawi Ahmed Yusuf, avait en 2016 prié la France de garantir jusqu'au terme du procès la protection des locaux parisiens situées sur la très chic avenue Foch et présentés par la Guinée équatoriale comme abritant sa mission diplomatique.


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Lors des débats à la CIJ, la Guinée équatoriale s'était dite "profondément offensée par la manière injuste et insultante" dont elle était traitée en France. La France avait, quant à elle, assuré que Malabo avait tenté de "déguiser un immeuble privé en un bien public à usage diplomatique".

En janvier, les relations entre les deux pays ont une nouvelle fois été éprouvées lorsque le ministre équato-guinéen des Affaires étrangères, Agapito Mba Mokuy, a affirmé que la tentative de "coup d'Etat" que Malabo a dit avoir déjoué en décembre avait été organisée en France. Le ministre a toutefois exclu une implication des autorités françaises dans cette affaire qui comporte de nombreuses zones d'ombre.
Le 19/02/2018 Par Le360 Afrique - Afp