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Afrique du Sud: le président Ramaphosa courtise le radical Julius Malema

Mise à jour le 11/03/2018 à 19h23 Publié le 11/03/2018 à 19h23 Par Le360 Afrique - Afp

#Politique
Malema

Le chef du mouvement d'opposition sud-africain Combattants pour la liberté économique (EFF) Julius Malema.

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#Autres pays : Le président sud-africain et dirigeant de l'ANC au pouvoir, Cyril Ramaphosa, a mené dimanche une offensive de charme à l'égard de l'opposant radical Julius Malema pour le convaincre de réintégrer le parti dont il avait été exclu en 2012.

"Nous aimerions que Julius Malema revienne à l'ANC. Il est toujours ANC, au fond de son coeur", a déclaré M. Ramaphosa durant une opération d'inscription des électeurs sur les listes électorales à Centurion, près de Pretoria. "L'ANC est leur maison" à Malema et aux membres de son parti, a-t-il ajouté.

Julius Malema avait fondé les Combattants pour la liberté économique (EFF, gauche radicale) après son exclusion du Congrès national africain (ANC). Son parti est désormais le troisième en nombre de députés à l'Assemblée nationale.

Devenu le chef de l'opposition de gauche radicale, Julius Malema a lancé début mars sa campagne pour les élections de 2019 et affiché ses ambitions présidentielles.

Pendant des années, les EFF ont vivement critiqué l'ancien président Jacob Zuma et son gouvernement, accusés d'incompétence et de corruption.


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Mais depuis la démission de Zuma en février, le mouvement a modéré son discours à l'égard du parti au pouvoir et du président Ramaphosa, s'en prenant plutôt avec virulence au principal parti de l'opposition, l'Alliance démocratique.

Les déclarations de Ramaphosa interviennent après que Winnie Madikizela-Mandela, l'ex-épouse de Nelson Mandela, a assuré qu'elle allait persuader Malema de rejoindre l'ANC.

Julius Malema a pour sa part exclu jusqu'à présent de réintégrer l'ANC dont il avait dirigé le puissant mouvement de jeunesse.

"Ma grand-mère a 87 ans. Elle a dit que même si elle meurt, je ne dois jamais rallier l'ANC", a-t-il déclaré au cours d'une conférence de presse en février au Parlement. "Je quitterais plutôt la politique pour devenir analyste sur Power FM", a-t-il ajouté, faisant référence à une station de radio locale.

Le 11/03/2018 Par Le360 Afrique - Afp