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RDC: les trois plans de Kabila pour confisquer le pouvoir

Mise à jour le 25/06/2018 à 18h51 Publié le 25/06/2018 à 18h48 Par notre correspondant à Nouakchott Cheikh Sidya

#Politique
kabila

Joseph Désiré Kabila, président de la RD Congo.

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#Autres pays : Le président congolais, Joseph Kabila, dispose de trois plans pour accaparer le pouvoir et le garder, selon l'ancien Premier ministre, Adolphe Muzito, qui s'exprime à travers une tribune mise en ligne par le site d'information «7sur7».

Joseph Kabila, président sortant de la République démocratique du Congo (RDC), frappé par la limitation des mandats, mais qui garde les commandes après l’expiration de son ultime mandat en décembre 2016, a préparé trois plans pour confisquer le pouvoir, selon Adolphe Muzito, ancien Premier ministre lumumbiste (2008-2012), qui a rompu les liens avec la majorité présidentielle depuis quelques années.

S’exprimant à travers une tribune mise en ligne par le site d’informations «7sur7», l’ancien Premier ministre congolais révèle les détails de la tactique de celui qui squatte le Palais de la République depuis 18 mois.


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Selon Muzito, le président a concocté trois plans: «le plan A: organiser des élections frauduleuses, le Plan B: aller à des élections sans l’opposition, en l’amenant à les boycotter, et le Plan C: aller de report en report (glissement sans fin)».

Il ajoute que le clan Kabila «dispose de trois moyens de tricherie: le fichier électoral, la machine à voter et la commission électorale».

Rejetant toute idée de révision de la Constitution susceptible de conduire à un troisième mandat de Kabila, l’ancien Premier ministre plaide pour «un nettoyage du fichier électoral et une restructuration de la Commission électorale nationale indépendante (CENI)».


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Cette tribune est publiée dans un contexte politique marqué par l’attente d’un discours de Joseph Kabila devant le Parlement congolais.

Au pouvoir depuis 2001, Kabila été élu en 2006 et réélu 2011. Mais, il a estimé que le fichier ayant servi à sa double élection à l’occasion des scrutins précédents n'était «plus fiable» à compter de 2016, argument utilisé pour se maintenir au pouvoir depuis.

Suivant les dispositions de la Constitution, il ne peut plus se représenter, mais «il est autorisé à rester en fonction jusqu’à l’installation d’un nouveau président de la République».    

Le 25/06/2018 Par notre correspondant à Nouakchott Cheikh Sidya

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