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Cameroun. Crise anglophone: levée de l'interdiction de circulation des automobiles dans le Nord-Ouest

Mise à jour le 09/11/2018 à 09h28 Publié le 09/11/2018 à 09h27 Par De notre correspondant au Cameroun Tricia Bell

#Politique
Crise anglophone
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#Autres pays : La mesure avait été prise par le gouverneur de la région, après le kidnapping de 83 élèves et responsables d'une école de la banlieue de Bamenda. Ceux-ci ont été retrouvés après une opération de l'armée camerounaise.

Le gouverneur de la région de Nord-Ouest, Adolphe Lele Lafrique, a signé le 6 novembre dernier, une note interdisant la circulation des véhicules entre des départements et arrondissements de sa circonscription administrative. Ce, dans un contexte lié au rapt des élèves et responsables de la Presbyterian Secondary School de Nkem, dans la banlieue de Bamenda, capitale de la région et épicentre de la crise anglophone depuis quelques mois. Une mesure levée après la libération desdits apprenants par une opération de l'armée camerounaise le mercredi 7 novembre 2018, dans la localité de Nsem.

Selon un communiqué du ministre en charge de la Défense, Joseph Beti Assomo, 79 des 83 élèves et responsables kidnappés ont été retrouvés sains et saufs. Ceux-ci ont été pris en charge par la cellule psychologique des forces de défense et de sécurité et soumis à des visites médicales, tandis que les recherches se poursuivent pour retrouver les quatre otages manquant encore à l'appel.


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Dans un communiqué sur le site Internet du département d’État, les États-Unis s'inquiètent de la montée de la violence dans le pays, concernant la crise  anglophone qui secoue les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest depuis octobre 2016, et qui s’est muée en conflit armé fin 2017. Tout en condamnant l'enlèvement des élèves.

Les Etats-Unis demandent notamment qu'il soit immédiatement mis fin aux «attaques aveugles» dirigées contre les civils. «À la mémoire du missionnaire américain Charles Wesco et de tous ceux qui ont perdu la vie dans la crise anglophone, nous exhortons toutes les parties à mettre fin à la violence et à entamer un dialogue de réconciliation généralisé sans conditions préalables», indique également le communiqué.

Le 09/11/2018 Par De notre correspondant au Cameroun Tricia Bell