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Centrafrique: un groupe armé accuse le gouvernement de ne pas respecter ses engagement

Publié le 04/03/2019 à 08h48 Par Le360 Afrique - Afp

#Politique
Centrafrique violence
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#Autres pays : Un des principaux groupes armés opérant en Centrafrique, signataire de l'accord de paix conclu début février entre Bangui et 14 groupes armés, a accusé le gouvernement de ne pas avoir respecté "ses engagements" en formant un nouveau gouvernement sans changements dans les ministères régaliens.

Les autorités "font preuve de mauvaise foi, d'amateurisme et d'incompétence", a affirmé le Front populaire pour la renaissance de la Centrafrique (FPRC) dans un communiqué. Plus tôt dimanche, un nouveau gouvernement a été formé, conformément à l'accord de paix qui prévoyait un "gouvernement inclusif", mais tous les titulaires des postes régaliens sont restés inchangés.

Les autorités "font preuve de mauvaise foi, d'amateurisme et d'incompétence", a affirmé le Front populaire pour la renaissance de la Centrafrique (FPRC) dans un communiqué. Plus tôt dans la journée, un nouveau gouvernement a été formé, conformément à l'accord de paix qui prévoyait un "gouvernement inclusif", mais tous les titulaires des postes régaliens sont restés inchangés.


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"En jouant au "on reprend les mêmes et on recommence", le président de la République (...) vient d'étouffer dans l'oeuf l'espoir du peuple centrafricain dans l'accord de paix de Khartoum", est-il écrit dans le communiqué signé du chef du FPRC, Noureddine Adam. Il n'y est pas explicitement fait état du retrait de son groupe des autres points de l'accord.

Le groupe armé souligne qu'il "ne participera pas à ce gouvernement de mascarade", mais Noureddine Adam ne dit pas si des membres du FPRC siègeront ou non dans la "commission inclusive" prévue dans l'accord pour "qualifier et proposer toute action susceptible d'être prise en matière de justice".


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L'accord de paix, signé le 6 avril à Bangui et négocié plusieurs semaines durant à Khartoum au Soudan, prévoyait un "gouvernement inclusif". Cet accord était le huitième depuis le début de la crise en 2013. Préparé depuis juillet 2017 par l'Union africaine (UA), il avait été salué par tous les partenaires de la Centrafrique.
Le 04/03/2019 Par Le360 Afrique - Afp