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Cameroun. Elections législatives: le gouvernement dénonce des «tentatives d’ingérence extérieures»

Mise à jour le 03/12/2019 à 18h40 Publié le 03/12/2019 à 17h45 Par De notre correspondante au Cameroun Patricia Ngo Ngouem

#Politique
Election législative cameroun
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#Autres pays : Propos tenus lors d'un point de presse lundi 2 décembre 2019 à Yaoundé, la capitale, par le ministre de la Communication en réponse à certaines revendications de partis politiques au sujet des élections législatives et municipales du 9 février 2020.

Le ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement, René Emmanuel Sadi et son collègue de l'Administration territoriale, Paul Atanga Nji, ont tenu un point de presse lundi 2 décembre 2019 à Yaoundé, la capitale, pour répondre à la «surenchère» de certains partis politiques au sujet des élections législatives et municipales du 9 février 2020.

«Il est pour le moins surprenant qu’aujourd’hui, certains responsables de partis politiques excipent de considérations diverses, soit pour boycotter les élections à venir, soit pour exiger leur report pur et simple, ou encore, pour fixer des conditions à leur participation, comme s’ils ignoraient que les prorogations des mandats de nos députés et conseillers municipaux sont clairement encadrés par la loi, et ne sauraient, par conséquent, être indéfinies», déclare le ministre Sadi.


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Selon le code électoral, une telle prorogation ne peut excéder 18 mois et les élus concernés ont déjà bénéficié de deux rallonges pour douze mois, à compter du 15 octobre 2018, ensuite, pour près de quatre mois, prenant effet le 15 octobre 2019 jusqu’au 9 février 2020.

Des partis politiques comme le Parti camerounais pour la réconciliation nationale (PCRN) de Cabral Libii ont exigé une prorogation de 15 jours pour permettre aux candidats de compléter leurs dossiers de candidature, compte tenu de difficultés administratives rencontrées. «Tous les candidats appelés à prendre part au double scrutin législatif et municipal du 9 février 2020, ont été soumis aux mêmes contr

aintes, ont fait face aux mêmes difficultés, et ont dû tous se conformer aux exigences de la loi», répond le ministre de la Communication.


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Par ailleurs, face à d'autres formations politiques comme le Social Democratic Front (SDF) qui pointent du doigt la persistance de la crise anglophone, le gouvernement entend donner l’assurance que toutes les conditions de sécurité et toutes les mesures de fiabilité électorale seront prises à l’effet de permettre aux électeurs et aux électrices d’exercer leur devoir de citoyens.

Pour sa part, le Mouvement pour la renaissance du Cameroun (MRC) de Maurice Kamto a, entre autres, avancé la situation qui prévaut dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest pour annuler sa participation au scrutin.

«Le gouvernement entend fustiger toutes les manœuvres qui s’apparentent au chantage, et à de la surenchère, tout comme il dénonce ces diverses tentatives d’ingérence extérieures ou ces velléités d’interférences contraires à nos lois, et qui préconisent d’autres reports», a martelé le ministre. Ce, tout en appelant les leaders des partis politiques à faire preuve de bonne foi, de civisme et «à s’abstenir de tout acte pernicieux susceptible de compromettre cette grande opération d’intérêt national».
Le 03/12/2019 Par De notre correspondante au Cameroun Patricia Ngo Ngouem