Fermer

Nigeria: 37.000 fonctionnaires fantômes refont surface

Publié le 22/04/2016 à 11h45 Par Souleymane Baba Toundé

#Société
fonctionnaire
© Copyright : DR

#Autres pays : L’Agence nigériane anti-corruption vient de déclarer avoir découvert l’existence, dans les comptes de paie de l’Etat, d’environ 37.000 fonctionnaires fantômes. Des millions de dollars sont économisés avec la radiation de ces fonctionnaires.

Kiosque le360 afrique: Le site d’information cknnigeria.com revient sur cette rocambolesque découverte de la Commission des crimes économiques et financiers (EFCC), l’Agence nigériane de lutte anti-corruption. La publication révèle que ces emplois fantômes ont fait perdre à l’Etat près d'1 milliard de Naira, en monnaie locale (4,98 millions de dollars ou 4,39 millions d'euros).

Ironie du sort: les chiffres ont été annoncés par Ibrahim Magu, en marge d’un programme de sensibilisation contre la corruption organisée par la Commission au profit des acteurs de plusieurs secteurs d’activité du pays.

D’autres médias rappellent qu’en février déjà, le ministère nigérian des Finances avait annoncé la radiation de ses listes de plus de 20.000 salariés fantômes, permettant d'économiser des millions de dollars en salaires.

Ce n’est pas tout. Pour le responsable de l’EFCC, ces chiffres pourraient se révéler loin de la réalité dans la mesure où ils pourraient augmenter si l’on pousse plus loin les investigations.

Selon la publication nigériane, la Commission annonce son intention de multiplier les boites de suggestion dans des endroits stratégiques et des bureaux de l’administration publique pour la dénonciation spontanée de faits ou de tentatives de corruption. L’idée est d’impliquer le citoyen dans les efforts de lutte contre la corruption déployés par la Commission nigériane.

Il faut savoir que la lutte contre la corruption est l’un des gros chantiers du mandat du Chef d’Etat Nigérian, Muhammadu Buhari. Au lendemain de son élection, le nouvel homme fort de Lagos avait vivement critiqué l’administration sortante qui avait laissé les caisses de l’Etat vides.

Dans le contexte d’une chute des cours du baril et d’une économie essoufflée, le nouveau président nigérian doit chercher une solution pour trouver de nouvelles ressources pour le pays.

Le 22/04/2016 Par Souleymane Baba Toundé

à lire aussi