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Cameroun: les drones "Made in Cameroon" à la conquête de l'Afrique

Mise à jour le 08/02/2018 à 12h03 Publié le 08/02/2018 à 11h59 Par De notre correspondant au Cameroun Tricia Bell

#Société
drone cameroun

Le drone "Made in Cameroon" à la conquête de l'Afrique.

© Copyright : DR

#Autres pays : Les premiers aéronefs pilotés à distance fabriqués au Cameroun sont l’œuvre d’une start-up locale qui ambitionne de se positionner comme un acteur majeur sur le marché des drones en Afrique.

Les premiers drones «made in Cameroon» ont été présentés au public la semaine dernière à Yaoundé, au cours d’une cérémonie officielle présidée par la ministre des Postes et télécommunications.

Ces aéronefs pilotés à distance sont un concept de la start-up camerounaise Will & Brothers, à travers son projet Drone Africa spécialisé dans la conception, le montage et la commercialisation des drones au Cameroun et en Afrique. Il s’agit là des tous premiers drones fabriqués sur le sol camerounais, assure William Elong, le promoteur.

«Nous avons trois drones phares: un drone à voilure fixe avec une portée de 20 km et une autonomie de plus de 45 minutes baptisé Algo; un drone hexacoptère baptisé Logarithm et un drone terrestre baptisé Sanaga (nom donné au plus long fleuve du Cameroun, NDLR)», explique le jeune entrepreneur de 24 ans, diplômé en stratégie et intelligence économique de l’Ecole de guerre de Paris.


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Ces drones sont destinés à un usage civil. «Nous proposons des produits et services innovants adaptés aux problématiques dans différents secteurs tels que les Btp, la cartographie, l’agriculture ou l’événementiel», énumère William Elong. Le gouvernement salue cette initiative qui «positionne» le Cameroun comme le premier concepteur de drones en Afrique subsaharienne.

La ministre des Postes et Télécommunications, Minette Libom Li Likeng, a rappelé l’engagement du gouvernement à accompagner les initiatives des jeunes dans le domaine de l’économie numérique, conformément aux «très hautes instructions» du chef de l’Etat.

William Elong est un exemple à suivre. «Vous pouvez être fier de vous car vous faites aujourd’hui la fierté du Cameroun», a déclaré la ministre en s’adressant au jeune entrepreneur qui a réussi à lever près de 124 millions de francs CFA (190 000 euros) en 2017 pour la création de son atelier de montage de drones.


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Aujourd’hui, «nous lançons une deuxième levée de fonds pour accroître notre production et conquérir le marché international», affirme William Elong. Et à ce titre, la startup peut compter sur sa compétitivité. L’avantage des drones «Made in Cameroon» réside, selon leur concepteur, sur leur prix. Ces appareils coûteraient environ «25 fois moins» chers que ceux achetés à l’étranger. 

Cependant, les nouveaux outils vont nécessiter un réaménagement de la législation avant d’entrer dans les mœurs. Car, pour l’heure, la loi portant régime de l’aviation civile au Cameroun ne fait aucun cas des drones.








Le 08/02/2018 Par De notre correspondant au Cameroun Tricia Bell

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