Fermer

Cameroun: morte et inhumée, une femme réapparaît 5 ans après

Mise à jour le 10/05/2018 à 17h12 Publié le 10/05/2018 à 17h10 Par De notre correspondant au Cameroun Tricia Bell

#Société
femme ressuscitée
© Copyright : DR

#Autres pays : Décédée et enterrée en 2013, Marie Djoumo, une Camerounaise d’une quarantaine d’années, vient de réapparaître dans son foyer à Mbanga, dans la région du Littoral. Passé un premier moment de frayeur, la famille a reconnu et accueilli la «revenante», qui se trouve actuellement chez un pasteur.

On ne parle plus que de cette histoire de «résurrection» à Mbanga, ville du département du Moungo, dans la région du Littoral. Morte et inhumée en 2013, Marie Djoumo, une Camerounaise d’une quarantaine d’années, a refait surface cinq ans après, se présentant dans son foyer lundi 7 mai.

«Elle est morte depuis 2013. Aujourd’hui, elle est revenue dans la maison de son mari. On a cru que c’était un fantôme. Son mari qui avait gardé la carte d’identité de la défunte l’a sortie en disant que c’était bien sa femme», affirme le commandant de la compagnie de Mbanga, qui se trouve être le beau-frère de la «revenante».


LIRE AUSSI: Vidéo. Enquête sur le "cercueil volant" qui enflamme la toile africaine


Un témoin a rapporté à la radio nationale que «la femme ressuscitée» avait parlé de sa situation à un policier, une nuit où elle vendait des oranges. Ce dernier lui aurait demandé si elle était capable de retourner chez elle et de reconnaitre son domicile. Ayant obtenu une réponse affirmative, il l’aurait mise dans un taxi en partance pour Mbanga. Sur place, Marie Djoumo aurait emprunté un autre taxi pour regagner son foyer.

Son arrivée a fait l’effet d’une bombe, notamment auprès de ses trois enfants qui vivaient depuis cinq ans dans la douleur d’avoir perdu leur mère. «Après quelques instants de frayeur, elle a rassuré les siens devant une foule de curieux et les forces de maintien de l’ordre», relate la radio nationale.

Un test ADN demandé

Marie Djoumo est morte après une césarienne et a été inhumée en 2013, selon la même source. La cicatrice laissée par cette intervention chirurgicale est encore visible sur son ventre qu’elle n’a pas hésité à exhiber devant la population, pour convaincre les sceptiques qu’il s’agissait bien d’elle.

Quoiqu’heureuse de retrouver leur parente morte, la famille de Marie Djoumo entend procéder à un test ADN pour dissiper tout doute sur l’identité de leur parente morte, qui séjourne actuellement chez un pasteur. En attendant, une enquête a été ouverte pour faire la lumière sur cette affaire qui suscite beaucoup d’interrogations.





Le 10/05/2018 Par De notre correspondant au Cameroun Tricia Bell

à lire aussi