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Cameroun: spéculations autour d'une tête d’enfant découverte dans un bac à ordures

Publié le 31/08/2018 à 15h56 Par De notre correspondant au Cameroun Tricia Bell

#Société
crimes rituels
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#Autres pays : La tête décapitée d’un enfant de 10 ans a été retrouvé lundi 27 août 2018 au quartier Éleveur à Yaoundé, la capitale. Il s’agirait d’un infanticide, selon les premiers éléments de l’enquête.

Une tête d’enfant a été retrouvée dans un bac à ordures dans la matinée du lundi 27 août 2018 au quartier Éleveur à Yaoundé, la capitale. La découverte macabre a été faite par un éleveur de porc habitué à faire les poubelles pour trouver de quoi nourrir ses animaux. «On ne sait pas d’où vient l’enfant ni comment il a fait pour se retrouver là, encore moins où est le reste du corps. Mais une chose est sûre, c’est que c’est arrivé-là cette nuit, puisque je n’ai pas vu ça quand je fouillais hier (dimanche 26 août 2018, NDLR)», a confié le témoin dans des propos rapportés par la presse locale.


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Il s’agirait d’un infanticide, selon les premiers éléments de l’enquête ouverte à la Division régionale de la Police judiciaire (DRPJ) pour le Centre. En effet, l’on apprend que la mère de la victime, tout juste âgée de 10 ans, est derrière ce meurtre. Elle aurait commis cet acte ignoble pour de l’argent afin de pouvoir rallier l’Europe. Après avoir nié les faits, elle a finalement avoué le crime.

Elle est actuellement gardée à vue à la DRPJ. Le patron de «Jésus restaurant», gargote dans laquelle travaillait la présumée meurtrière, a également été interpellé et jeté en cellule. Des informations indiquent que ce ressortissant nigérian était au courant des projets funestes de son employée.


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Bien plus, le reste du corps de la victime a été retrouvé derrière son restaurant. Une autre version affirme que le corps aurait plutôt été découvert dans l’un des congélateurs de ce restaurant spécialisé dans la commercialisation du «eru», un plat traditionnel de la région du Nord-Ouest fait à base de légumes et de viandes notamment. Ce qui a créé la psychose au sein de la population, persuadée que ce restaurant servait de la chair humaine à ses clients, en lieu et place de la viande animale. La polémique sur cette question alimente actuellement les débats sur les réseaux sociaux.

Certains parents, eux, ont vite fait d’attribuer ce crime aux adeptes des crimes rituels, phénomène assez répandu dans le pays. La nouvelle de la découverte macabre a suscité une vague d’indignation chez les populations d’Éleveur qui ont failli lyncher la mère de la victime et son complice. Ces derniers n’ont eu la vie sauve que grâce à l’intervention des forces de sécurité.






Le 31/08/2018 Par De notre correspondant au Cameroun Tricia Bell