Fermer

Côte d’Ivoire: 1,4 milliard FCFA de droits d’auteurs pour 5.000 artistes

Mise à jour le 19/08/2016 à 22h34 Publié le 19/08/2016 à 19h20 Par notre correspondant à Abidjan Georges Moihet

#Culture
artistes ivoiriens

artistes ivoiriens.

© Copyright : DR

#Côte d’ivoire : Ce sont 1,365 milliard FCFA qui seront repartis à 5.247 artistes au titre des redevances collectées par le BURIDA, le bureau ivoirien des droits d’auteurs, en 2015. Et comme on pouvait s’y attendre, les faiseurs de coupé-déclaré et de zouglou se partagent la part du lion avec des écarts criards.

Une enveloppe globale de 1,365 milliard FCFA, soit 2,08 millions d’euros, telle est la rondelette somme que le BURIDA, le bureau ivoirien des droits d’auteurs, va distribuer à 5.275 artistes au titre des redevances perçues en 2015. Une première tranche de cette manne, environ 400 millions FCFA (610.000 euros) a été mise en paiement depuis ce 17 août; de quoi faire certes des heureux, mais également des auteurs moins enthousiastes.

Des sources proches du Burida, citées par la presse locale, indiquent que près de 1.500 artistes percevront environ 20.000 francs (30,4 euros), quand les plus en vogue toucheront jusqu’à 6 millions FCFA (9.147 euros). Et dans cette dernière catégorie, outre des grosses pointures comme Alpha Blondy ou encore Meiway, l’on trouve en bonne place les artistes adeptes du style musical coupé-décalé, suivi de ceux du zouglou, deux genres qui font le succès de la musique ivoirienne.

Cette première phase concerne le chapitre des droits perçus dans les espaces sonorisées (bars, maquis, night-club, salles de cinéma, etc.). Le reste provient des redevances de droits télé et radio, des perceptions sur des évènements occasionnels (meeting, conférences, etc.) et des «droits voisins».

Le BURIDA, après des périodes de crises, a subi une série de réformes qui ont permis d’élargir la base des prélèvements de sorte à améliorer les revenus versés aux auteurs. Mais le secteur reste confronté à la piraterie des œuvres musicales en particulier, un fléau qui perdure depuis des années.
Le 19/08/2016 Par notre correspondant à Abidjan Georges Moihet

à lire aussi