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Côte d'Ivoire: depuis 4 décennies, Abidjan attend son premier vol vers les États-Unis

Mise à jour le 03/04/2017 à 19h45 Publié le 03/04/2017 à 17h29 Par notre correspondant à Abidjan Georges Moihet

#Economie
Statue de la liberté
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#Côte d’ivoire : Deux ans après avoir célébré l’obtention de la certification américaine TSA, attestant de la sûreté de son aéroport, Abidjan est toujours en attente de son premier vol vers les États-Unis. Malgré les promesses, le projet reste au point mort.

C'était quasiment un triomphe national lorsque ce soir du 10 avril 2015, le ministre ivoirien des Transports apparaissait au journal télévisé de 20 heures pour annoncer que l’aéroport international d’Abidjan venait de décrocher la certification américaine TSA (Transportation Security Administration), attestant de la sûreté de ses installations. Un sésame qui ouvrait le ciel américain aux vols directs depuis Abidjan. Mais deux ans après, on en est toujours à la case départ, avec un goût de frustration.
 
Il aura fallu en effet près de deux décennies de travail acharné et d’investissements, depuis 1999, pour parvenir à ce résultat dont les effets se font attendre. Et l’aéroport international Félix Houphouët-Boigny d’Abidjan (AERIA) se voyait bien pousser des ailes face à son rival de Dakar qui avait obtenu autorisation depuis belle lurette. Il convient de rappeler que l'aéroport d'Abdjan a été construit dans les années 1970. 
 
Dans le feu de l’action, les autorités avaient annoncé le premier vol pour le troisième trimestre 2015, puis 2016 avant de se fixer sur 2017. Mais les négociations engagées avec la South African Airways puis avec l’Américaine Delta Airlines n’avaient débouché sur aucun résultat. La première avait d’ailleurs renforcé sa liaison entre Accra et les États-Unis l’année dernière.


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Toutefois, le nouveau ministre ivoirien des Transports, Amadou Koné entend bien relancer les pourparlers sur la question. « J’irai bientôt en Afrique du Sud pour des discussions. Le président du conseil d'administration d’AERIA (société en charge de la gestion de l’aéroport d’Abidjan, ndlr) en fera de même dans certains pays. J’ai bon espoir que ces efforts aboutissent», a-t-il confié au cours d’une cérémonie la semaine dernière.

 
Pour les usagers, il y a trois options principales en Afrique de l’Ouest, Dakar, Accra, Lagos ou depuis juillet 2016, Lomé préféré par Ethiopian Airlines pour rallier le pays de l’Oncle Sam, à moins de faire le détour vers Casablanca ou Paris.
 
Selon les spécialistes, Abidjan doit démontrer sa capacité à attirer un flux plus important de voyageurs à destination des États-Unis, comparativement à ses concurrents dans la sous-région. Et l’autre point réside dans les coûts d’assistance au sol pratiqués à l’aéroport d’Abidjan jugés trop onéreux par rapport aux aéroports de la région. 
 
Le 03/04/2017 Par notre correspondant à Abidjan Georges Moihet