Côte d’Ivoire: la BAD et la BID annoncent 2 milliards de dollars d’investissement en Afrique

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Le 12/07/2017 à 13h57, mis à jour le 12/07/2017 à 17h14

La Banque africaine de développement et la Banque islamique de développement vont mobiliser 2 milliards de dollars de financement sur trois ans, afin de soutenir notamment les PME sur le continent.

La Banque africaine de développement (BAD) et la Banque islamique de développement (BID) ont annoncé ce mardi à Abidjan la mobilisation conjointe de 2 milliards de dollars d’investissements en Afrique au cours des trois prochaines années.

Cet «accord historique» qui vient renforcer le partenariat entre les deux institutions va cibler des projets dans «l'agriculture et la sécurité alimentaire, les énergies renouvelables, les petites et moyennes entreprises et le développement humain (santé et éducation)».

Dans le détail, chaque institution va apporter 1 milliard de dollars sur la période, des financements qui seront portés vers des projets communs avec, pour la BAD, un soutien important au «High five», les 5 domaines de développement prioritaires visant la transformation structurelle du continent.

La BID vient ainsi marquer son intérêt croissant pour la région avec la hausse significative de ses engagements aux côtés de l’institution panafricaine. En effet, le précédent accord de ce type, d’un montant de 2,5 milliards de dollars, portait sur une période de 14 ans, de 2002 à 2016.

«Nous nous réjouissons de travailler avec la BAD afin d’inciter les PME à se tourner vers l'industrialisation, les énergies renouvelables et l'agriculture & sécurité alimentaire. Des secteurs générateurs d’emplois qui contribueront à la transformation économique et amélioreront la vie des populations africaines», a déclaré Bandar Hajjar, président de la BID.

Cet accord vient en écho de la 44e Session des ministres des Affaires étrangères de l’Organisation de la coopération islamique (OCI), tenue en début de semaine à Abidjan et qui a recommandé «le renforcement des politiques d’insertion et de responsabilisation des jeunes» exposés au chômage, au péril djihadiste et à l’immigration.

Par Georges Moihet (Abidjan, correspondance)
Le 12/07/2017 à 13h57, mis à jour le 12/07/2017 à 17h14