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Côte d’Ivoire-Etats-Unis: la coopération s'intensifie

Mise à jour le 03/07/2018 à 17h15 Publié le 03/07/2018 à 16h52 Par notre correspondant à Abidjan Georges Moihet

#Economie
Biomasse de cacao

Avec le soutien des Etats-Unis, les rejets de cacao deviennent source d'énergie électrique.

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#Côte d’ivoire : L’importante délégation du Conseil consultatif présidentiel des Etats-Unis, dirigée par le sous-secrétaire d’Etat au Commerce Gilbert Kaplan, a signé, ce lundi 2 juillet, plusieurs accords avec le gouvernement ivoirien. Voici lesquels.

Les relations entre la Côte d’Ivoire et les Etats-Unis sont au beau fixe. Une délégation de haut niveau conduite par le sous-secrétaire d’Etat au Commerce, Gilbert Kaplan, a démarré son séjour ivoirien par la signature de plusieurs accords avec des membres du gouvernement ivoirien.

Le premier a trait à un projet de production d’électricité à partir de biomasse de cacao. Porté par la Société des énergies nouvelles (SODEN), le projet va réutiliser les rejets de cacao, essentiellement les cabosses, comme source d’énergie électrique, une première dans le pays.

La centrale a bénéficié d’un financement de l’USTDA (Agence américaine pour le commerce et développement) de 996.238 dollars, soit un peu plus de 498 millions de FCFA, pour l’étude de faisabilité. Une étude qui doit faire place au démarrage des travaux, courant 2019, pour un investissement de 154 milliards de FCFA, soit 308 millions de dollars. Selon le directeur général de la SODEN, la centrale aura une capacité de 70 MW.


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Il s’agit d’un premier projet qui s’inscrit dans un cadre plus global, le gouvernement ivoirien projetant de produire 424 MW d’énergie électrique à partir de biomasse de cacao d’ici 2030.

Digitalisation

Par ailleurs, le groupe américain VISA, qui a ouvert en novembre dernier un bureau régional à Abidjan, a décroché un marché portant sur l’accès des populations aux moyens de paiements digitaux. Ainsi, un accord a-t-il été signé, donnant pour mission au groupe de faciliter l’accès au paiement mobile, via la plateforme de VISA, à 1,1 million de producteurs de café et de cacao. Une frange de la population ivoirienne qui brasse chaque année des centaines de milliards de francs de revenus manipulés en espèce et qui est exposée à l’insécurité.


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Le groupe va également travailler à intégrer les moyens de paiement mobile au niveau du secteur du transport. 35.000 véhicules de transport devraient utiliser ce moyen de paiement à terme. Et pour étendre ce système à l’ensemble du pays, VISA va s’appuyer sur les 200 bureaux de poste du pays pour promouvoir ses moyens de paiements.

«La digitalisation des paiements vise l’amélioration, l’efficacité et la transparence chez tous les acteurs financiers ivoiriens», s’est félicité Andrew Torre, président VISA pour l’Afrique et l’Europe.

Les échanges commerciaux entre la Côte d’Ivoire et les Etats-Unis se sont chiffrés à 1,8 milliard de dollars en 2017, en hausse de 50% depuis 2012. Et selon le ministre ivoirien en charge de l’Economie, Adama Koné, l’objectif est faire passer ce niveau à 3 milliards de dollars d’ici 2025.

Le 03/07/2018 Par notre correspondant à Abidjan Georges Moihet

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