Fermer

Alassane Ouattara et Faure Gnassingbé médiateurs entre Patrice Talon et Boni Yayi ?

Publié le 18/04/2016 à 18h43 Par notre correspondant à Abidjan Georges Moihet

#Politique
Ouattara-talon

Patrice Talon, président du Bénin, et Alassane Ouattara, président de la Côte d'Ivoire.

© Copyright : DR

#Côte d’ivoire : Alors que le président togolais Faure Gnassingbé, accompagné de l’ex chef d’Etat béninois Boni Yayi sont arrivés ce lundi à Abidjan, devancés ce dimanche par Patrice Talon, les commentaires vont bon train sur les raisons réelles de ce conclave.

Plusieurs raisons sont évoquées, allant du soutien politique que rechercherait le nouveau président béninois auprès de ses pairs, aux questions sécuritaires actuelles et économiques, la Côte d’Ivoire fournissant de l’électricité au Togo et au Benin.

Cependant, la présence de Boni Yayi fait pencher la balance dans le sens d’une médiation en vue de réconcilier les deux personnalités béninoises, selon nombres d’observateurs. 

Les relations entre Patrice Talon et Boni Yayi se sont distendues ces derniers mois, et c’est peu de le dire. Autrefois très proches, Patrice Talon avait été accusé de tentative d’empoisonnement sur son prédécesseur. Une chasse aux sorcières, avait décrié l’homme d’affaires, évoquant un règlement de compte suite à son opposition à un éventuel troisième mandat de Boni Yayi.

De retour au pays, (après l’abandon des poursuites et «le pardon» de Boni Yayi), le «roi du coton» fini par remporter la présidentielle du 20 mars dernier contre Lionel Zinsou, le dauphin de Boni Yayi, avec la promesse de ne pas se venger.

Toujours est-il que Boni Yayi n’a pas assisté à la prestation de serment du nouveau locataire du palais de la Marina (la présidence béninoise) et ce dernier, lors de son premier conseil des ministres, la semaine dernière, a annulé les derniers actes pris par son prédécesseur.

Pour rappel, Patrice Talon avait rendu une première visite, quelques jours après son élection, à Faure Gnassingbé le 28 mars puis à Alassane Ouattara le 30 mars à Paris.

Le 18/04/2016 Par notre correspondant à Abidjan Georges Moihet

à lire aussi