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Ouattara met fin aux «intrigues politiques» entre Patrice Talon et Boni Yayi

Publié le 19/04/2016 à 11h30 Par notre correspondant à Abidjan Georges Moihet

#Politique
Talon Yayi

Patrice Talon, nouveau président du Bénin, et Boni Yayi, son prédécesseur, se réconcilient chez Alassane Ouattara.

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#Côte d’ivoire : Le temps des «intrigues politiques» est bien terminé. Patrice Talon et Boni Yayi, respectivement nouveau et ancien président du Bénin, ont officiellement mis fin à leur brouille et scellé leur réconciliation en présence des présidents ivoiriens et togolais.

C’est tous souriants que Patrice Talon et Boni Yayi, accompagnés des présidents ivoirien et togolais, se sont présentés devant les caméras ce lundi. Au terme de 5 heures de conclave qui a réuni les quatre personnalités au domicile privé d’Alassane Ouattara, il semble que l’ambiance y a été pour le moins conviviale et la réconciliation scellée entre le président béninois et son prédécesseur.

«Patrice Talon et moi étions des amis, nous demeurons des amis et resterons toujours des amis» a déclaré Boni Yayi qui a remis le tablier à son successeur, ce 6 avril dernier. La brouille entre les deux hommes semble être désormais bien loin.

Pour Patrice Talon, le temps des «intrigues politiques» est bien passé. Après l’élection présidentielle, «le président Boni Yayi m’a félicité et j’ai eu un tête-à-tête avec lui à la Marina (la présidence béninoise, ndlr). Nous avons déjà donné à l’opinion ce signal que nous sommes un pays de paix et de dialogue (…). Il était important que nous allions au-delà de ce signal afin de montrer à l’opinion qu’après la compétition politique, les hommes peuvent continuer de se parler et construire ensemble», a-t-il affirmé.

«Les intrigues politiques ne prendront pas le pas sur nos responsabilités d’œuvrer pour la paix», a poursuivi celui qui est surnommé «le roi du coton» dans son pays, pour y avoir fait fortune.

Les deux hommes avaient été très proches et le richissime homme d’affaires Patrice Talon aurait même financé les campagnes politiques qui ont mené Boni Yayi au palais présidentiel béninois en 2006 puis en 2011. Mais, accusé d’avoir fomenté une tentative d’empoisonnement de ce dernier en 2012, Patrice Talon avait dû s’exiler, ayant fait l’objet d’un mandat d’arrêt international, avant de rentrer au pays en octobre dernier.

Concernant ce contentieux judiciaire qui pourrait resurgir, le président béninois a déclaré : «je ne fais l’objet d’aucune poursuite sérieuse. Tout cela est derrière nous».

Le 19/04/2016 Par notre correspondant à Abidjan Georges Moihet

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