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Les mandats d’arrêts levés contre Guillaume Soro et Blaise Compaoré

Publié le 29/04/2016 à 14h41 Par notre correspondant à Abidjan Georges Moihet

#Politique
Guillaume Soro

Guillaume Soro, Président du Parlement ivoirien.

© Copyright : DR

#Côte d’ivoire : La décision était des plus inattendues. La justice burkinabè a levé les mandats d’arrêt internationaux lancé à l’encontre de Guillaume Soro et de Blaise Compaoré pour vice de procédure.

La cour de cassation du Burkina Faso a levé les mandats d’arrêt contre le président de l’Assemblée nationale de Côte d’Ivoire, Guillaume Soro, et l’ex-président burkinabé Blaise Compaoré, au cours d’une audience tenue ce 28 avril, annoncent des médias locaux.

La juridiction saisie par les conseils des concernés a en effet admis que les procédures d’émission de ces mandats n’ont pas été respectées.

Interrogé par la VOA Afrique, Armand Ouédraogo, le procureur général près la Cour de cassation, a expliqué que le juge qui a émis les différents mandats d’arrêt devait «obligatoirement informer le procureur»; une saisie qui n’a pas été faite. «Nous avons demandé au juge de régulariser la situation», a-t-il indiqué.

Le président de l’Assemblée nationale ivoirienne est poursuivi depuis début janvier dans l’affaire du putsch manqué de septembre 2015 au Burkina. Il a été accusé sur la base d’un enregistrement de conversations téléphoniques avec Djibril Bassolé, l’ex-ministre des Affaires étrangères burkinabè, évoquant un soutien notamment financier à apporter au coup d’Etat alors en cours.

Pour sa part, Blaise Compaoré qui réside en Côte d’Ivoire depuis sa chute du pouvoir en novembre 2014 était visé par un mandat d’arrêt dans l’affaire de l’assassinat, en 1987, de son prédécesseur Thomas Sankara.

A noter que selon les observateurs, il ne s’agit juste que d’un vice de forme, pouvant être corrigé et qui ne concerne cependant pas le bien-fondé des mandats.

Le 29/04/2016 Par notre correspondant à Abidjan Georges Moihet

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