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Côte d’Ivoire: 5 choses à savoir sur le général Edouard Tiapé Kassaraté décédé hier

Publié le 14/07/2018 à 17h25 Par notre correspondant à Abidjan Georges Moihet

#Politique
 Côte d’Ivoire: 5 choses à savoir sur le général Edouard Tiapé Kassaraté

Le Général Edouard Tiapé Kassaraté est décédé ce vendredi 13 juillet 2018.

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#Côte d’ivoire : L’ex-général de corps d’armée, qui vient de décéder à Abidjan ce vendredi 13 juillet 2018, était un proche du Président Gbagbo.

Homme de main de l’ex président Laurent Gbagbo, admiré au sein de la gendarmerie, l’ex général de corps d’armée est l’une des figures ivoiriennes de ces dernières années. Patron de ce corps d’élite, il aura opté, avec ses hommes, pour une position impartiale durant la crise postélectorale. Après son témoignage à la CPI, il fera une entrée discrète en politique.
 

Un parcours brillant

 
Général de corps d’armée (4 étoiles) Kassaraté Tiapé Edouard fait partie des officiers supérieurs les plus admirés de l’armée ivoirienne, du moins au niveau de la gendarmerie nationale. Formé à la célèbre Académie militaire de Saint Cyr en France où il est entré en 1977, il est aussi diplômé en science criminelle de la faculté de droit de Paris et de l’ENA (école nationale d’administration) d’Abidjan. Il a suivi à plusieurs reprises différentes formations en France, notamment à l’Ecole de guerre de Paris, en Allemagne, ainsi qu’un stage au FBI, à Washington.
 
A l’arrivée de Laurent Gbagbo au pouvoir, fin 2000, il est nommé commandant militaire du Palais présidentiel. Il est à ce titre au cœur du système sécuritaire du régime qui sera confronté à une rébellion armée deux ans plus tard. Il sera ensuite nommé commandant supérieur de la gendarmerie, un corps d’élite dans l’armée ivoirienne.
 

Impartialité

 
En décembre 2010 lorsqu’éclate la crise post-électorale, en tant que patron de la gendarmerie, il ordonne à ses troupes de ne pas intervenir, alors qu’il était considéré comme l'un des pions sûrs de Laurent Gbagbo. Cette attitude, qui va priver le régime de ce corps lui vaudra d’être accusé de traitrise. L’impartialité de la gendarmerie sera saluée par contre par une partie de l’opinion qui estimait qu’elle aura contribué ainsi à écourter la crise qui avait duré 5 mois.


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A la fin de la crise, en avril 2011 suite à l’arrestation de Laurent Gbagbo, il prête officiellement allégeance à Alassane Ouattara. Il sera par la suite nommé la même année ambassadeur de la Côte d’Ivoire au Sénégal.
 

Témoignage à la CPI

 
En mars 2017, il est cité à comparaître à la CPI, convoqué par le bureau du procureur afin de témoigner contre l’ex chef d’Etat. Alors que son intervention était très attendue pour enfoncer un peu plus Laurent Gbagbo, c’est un témoignage plutôt à décharge qui avait été servi à la Cour, Kassaraté n’ayant porté aucune accusation, encore moins des éléments de preuve contre ce dernier. Une comparution qui lui aurait attiré les foudres du pouvoir d’Abidjan qui le rappellera quelques mois plus tard de son poste de Dakar, officiellement pour avoir atteint l’âge de la retraite.
 

Politique

 
De retour au pays, il se fait discret et se rallie au PDCI où il est alors nommé vice-président en charge des questions de défense. Loin des médias, il ne fera que de très rares apparitions publiques jusqu’à son décès ce 13 juillet des suites d’une crise cardiaque.
 

Le 14/07/2018 Par notre correspondant à Abidjan Georges Moihet

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