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Le gouvernement suspend la mesure de dédouanement des «effets personnels» à l’aéroport d’Abidjan

Publié le 20/04/2016 à 19h04 Par notre correspondant à Abidjan Georges Moihet

#Société
aéroport d'Abidjan
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#Côte d’ivoire : Le gouvernement ivoirien a décidé ce mercredi de suspendre les mesures de dédouanement des bagages personnels à l’aéroport d’Abidjan, mettant ainsi fin à une polémique née ces derniers mois sur les réseaux sociaux.

Le gouvernement ivoirien vient de trancher. Les dispositions visant à dédouaner, au-delà d’un certain seuil, les effets personnels des passagers atterrissant à l’aéroport international d’Abidjan, ont été suspendues ce mercredi.

«La décision de suspendre cette mesure a été prise non pas parce que la mesure n’est pas bonne mais il est apparu nécessaire pour le gouvernement d’adapter certains textes au regard de l’évolution de la situation actuelle», s’est contenté d’expliquer Bruno Koné, le porte-parole du gouvernement à l’issue du conseil des ministres de ce mercredi.

Les voyageurs, une fois arrivé à l’aéroport d’Abidjan, disposaient en effet d’une franchise de bagages d’une valeur de 150 euros ; l’excédent devant faire l’objet d’impositions de taxes et droits de douanes avant toute entrée sur le territoire ivoirien.

La mesure en vigueur depuis 2007 visait à contenir certaines pratiques qui consistaient, pour certaines personnes, à faire convoyer des marchandises destinées à la vente comme effets personnels, parfois via des intermédiaires. Une pratique devenue courante pour contourner le cordon douanier, avait dénoncé Issa Coulibaly, le directeur général des douanes au cours d’une conférence de presse le 14 avril dernier.

Mais la controverse née sur les réseaux sociaux a eu raison des dispositions jugées arbitraires, notamment dans l’évaluation des taxes à payer.

Néanmoins, l’administration douanière était déjà résolue à accélérer la révision de ses textes afin de les actualiser «dans le sens du relèvement des seuils de franchise». Le gouvernement, lui, a préféré aller plus loin.

Le 20/04/2016 Par notre correspondant à Abidjan Georges Moihet