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Violentes échauffourées entre étudiants et policiers à l’université d’Abidjan

Publié le 18/07/2016 à 19h29 Par notre correspondant à Abidjan Georges Moihet

#Société
Université Felix HB
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#Côte d’ivoire : Des échauffourées ont eu lieu cette matinée entre des étudiants de l’Université d’Abidjan et les forces de l’ordre. En cause, la présence policière dénoncée par la FESCI, le principal syndicat estudiantin. Le premier bilan fait état de nombreux dégâts matériels et de blessés

De affrontements entre étudiants se réclamant de la FESCI, la fédération estudiantine et scolaire de Côte d’Ivoire, et les forces de l’ordre ont eu lieu en milieu de matinée ce lundi à l’université Félix Houphouët-Boigny d’Abidjan. Au cœur de cet énième heurt, la présence policière dénoncée par le syndicat estudiantin qui en réclame le départ surtout depuis le décès, le 17 juin dernier, d’un étudiant mortellement fauché par un véhicule de la police.

Selon des premières informations recueillies sur place, des étudiants organisaient un sit in depuis la matinée sur le campus et manœuvraient pour empêcher, à coups de sifflets stridents, les cours. Et c’est le rassemblement qui devait se muer en marche de protestation qui a été dispersé dans la confusion à coup de gaz lacrymogène par les forces de l’ordre.

De sources proches de la police, l’on apprend que les agents présents sur place ont essuyé des jets de pierres et que la FESCI envisageait de déborder du cadre universitaire pour étendre sa marche de protestation en ville. «La FESCI est dans une posture de défiance et d’affrontement, cela devient intolérable», nous a confié un agent de l’administration universitaire.

Le premier bilan fait état de plusieurs véhicules calcinés, de bureaux administratifs saccagés au niveau de la direction de l’université et de blessés dont le nombre n’a pas été précisé.

Ce nouveau développement à l’université d’Abidjan vient souligner les divergences sur la présence des forces de sécurité sur le site universitaire. Le 7 juillet dernier, c’est le Conseil de l’université qui avait plutôt demandé au gouvernement de maintenir sur place une présence policière qui devrait avoir une fonction dissuasive destinée à contenir la violence à laquelle se livraient les syndicats estudiantins engagés dans un bras de fer pour le contrôle de l’université.

A noter qu’un calme précaire a pu être observé ce lundi en début d’après-midi, l’université s’étant vidée de son contenu.

Le 18/07/2016 Par notre correspondant à Abidjan Georges Moihet