Fermer

Côte d'Ivoire: le porte-parole des ex-combattants arrêté par la police

Publié le 27/05/2017 à 11h16 Par Le360 Afrique - Afp

#Société
ex-rebelles

Face-à-face entre ex-rebelles et policiers à Bouaké.

© Copyright : DR

#Côte d’ivoire : La police ivoirienne a arrêté vendredi à Bouaké (centre) le porte-parole des ex-rebelles démobilisés, réclamant des primes similaires à celles des mutins qui ont ébranlé la Côte d'Ivoire.

"Nous étions au CHU (Centre hospitalier et universitaire) pour avoir des nouvelles des blessés et ils (les policiers) sont venus prendre Diomandé Mégnê. On ne sait pas s'il sera relâché ou pas", a expliqué, l'ex-combattant Aboudou Diakité.

"Les policiers sont arrivés à bord de deux pick-up. Ils étaient au moins douze", a expliqué un autre ex-combattant, Souleymane Diakité.


Les ex-combattants se disent "inquiets" de la situation. "Nous sommes vraiment inquiets et ne savons plus comment tout ça va finir", a-t-il regretté.

Les "démobilisés" sont d'anciens rebelles qui n'ont pas été intégrés à l'armée, contrairement aux soldats qui s'étaient mutinés il y a une dizaine de jours. Environ 6.000 "démobilisés" réclament chacun 18 millions de francs CFA de primes" (27.000 euros) alors que les 8.400 mutins ont obtenu chacun 12 millions (18.000 euros) après avoir mené deux mouvements en janvier et mai. Environ 60.000 hommes avaient été démobilisés à la fin de la crise ivoirienne.


LIRE AUSSI : Côte d’Ivoire: des ex-rebelles non intégrés dans l'armée réclament aussi leur part du butin


Amnesty International a demandé mercredi aux autorités ivoiriennes d'ouvrir d'urgence une enquête indépendante après les violences du mois de mai marqué par des mutineries et des manifestations d'anciens rebelles démobilisés, qui ont fait 8 morts.

Les mutineries, qui avaient paralysé les activités pendant plusieurs jours, ont fait au total quatre morts et neuf blessés dans tout le pays, selon le bilan du gouvernement. Un accord a permis de mettre fin au mouvement.

Une conclusion qui n'a pas été appréciée par des ex-rebelles ivoiriens démobilisés, réclamant des primes similaires à celles des mutins.
Le 27/05/2017 Par Le360 Afrique - Afp

à lire aussi