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Côte d’Ivoire: Oumar Koné, l’athlète le plus titré au monde!

Mise à jour le 23/08/2016 à 18h45 Publié le 23/08/2016 à 18h19 Par notre correspondant à Abidjan Georges Moihet

#Côte d’ivoire : L’athlète paralympique ivoirien, Oumar Koné, est certainement l’un des plus titrés au monde avec 82 médailles, dont 60 en or, 16 en argent et 6 en bronze décrochés sur les pistes du monde entier. Des titres qui sont loin de lui avoir donné célébrité et gloire.

C’est un homme resté dans l’anonymat, dont le souvenir revient à la mémoire à la faveur du retour de la Côte d’Ivoire sur le podium des Jeux olympiques. Koné Oumar, handicapé de l’avant-bras droit à la naissance, est une véritable légende vivante du sport paralympique mondial.

Seulement la gloire et la richesse n’ont nullement frappé à sa porte. L’homme est très peu médiatisé. «J’ai été révélé au monde et aux Ivoiriens en 1995 au 1er championnat d’Afrique arabo-africain au Caire où j’ai obtenu ma première médaille d’or au 5.000 mètres et une médaille d’argent au 400 et au 800 mètres», avait-t-il confié à la presse en 2014.

L’année suivante, à 18 ans, il rafle les deux médailles d’or des 400 et 800 mètres aux jeux paralympiques d’Atlanta aux Etats-Unis en 1996 où il bat le record du monde des 800 mètres à cette compétition.

En 2000, aux jeux paralympiques de Sydney en Australie, il décroche sa dixième médaille d’or et termine meilleur athlète de la compétition. La même année au championnat d’Afrique d’athlétisme en Tunisie, il s’adjuge encore trois médailles d’or. Puis ce sera Paris, Abuja, Athènes, Manchester, Beijing, pour des championnats du monde ou meetings d’où il revient avec des médailles. Ses dernières compétitions ont été les jeux paralympiques en 2010 au Maroc et en 2011 en Nouvelle Zélande.

Ce parcours, il le fera dans un quasi-anonymat sans avoir en retour la reconnaissance de son pays. «J’ai un ami qui a concouru avec moi en Tunisie en 2008 et qui est arrivé troisième. Malgré le rang de troisième qu’il a occupé, quand il est rentré chez lui, on lui a donné une maison et une somme d’argent. Quand il y a une compétition en Tunisie et que je participe, c’est chez ce dernier que je loge. Il a voulu venir en Côte d’Ivoire et pensait pouvoir dormir chez moi. Quand je lui ai dit dans quelles conditions je vis, il n’en revenait pas. Mais c’est la réalité, vous-même vous voyez bien ma situation», s’était-t-il confié en 2014 au site lebel.centterblog.net.

Une lueur d’espoir

Cependant, le vent semble tourner en sa faveur. Il y a deux ans, il a été sélectionné au titre des «anciennes gloires du sport ivoirien», ce qui lui donne droit à une pension mensuelle de 300.000 francs CFA (457 euros). Et en 2015, le président de l’Assemblée nationale, Guillaume Soro, lui a offert une villa.
Le 23/08/2016 Par notre correspondant à Abidjan Georges Moihet