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Afrique centrale: la BAD annonce un investissement de 4,4 milliards de dollars

Mise à jour le 17/04/2019 à 14h01 Publié le 17/04/2019 à 08h30 Par Mehdi Heurteloup

#Economie
Routes rurales
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#Gabon : La Banque africaine de développement (BAD) a annoncé ce mardi un investissement d’un montant de 4,4 milliard de dollars au profit des pays d’Afrique centrale. Ces investissements serviront au renforcement des infrastructures sous-régionales et le développement des échanges au niveau de la région.

La Banque africaine de développement  (BAD) a annoncé le mardi 16 avril un investissement de 4,4 milliards de dollars pour le développement de l’Afrique centrale.

Ces investissements sur une période de 7 ans permettront de financer «30 opérations régionales» qui visent à «renforcer les infrastructures régionales», a indiqué la BAD. Cette décision a été prise au lendemain de l’adoption par le conseil d’administration d’une «stratégie d’intégration régionale pour l’Afrique centrale».

Cette somme permettra, dans la zone des sept pays membres de la Communauté économique des États de l'Afrique centrale (CEEAC), de soutenir le «développement des échanges commerciaux infrarégionaux et des investissements transfrontaliers».

La région a amorcé une dynamique positive, son taux de croissance ayant doublé en 2 ans, passant de 1,1% en 2017 à 2,2% en 2018. Cependant, il reste inférieur à la moyenne de l’Afrique subsaharienne qui est à 3,5%, a indiqué la BAD.


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La région présente un potentiel de développement conséquent du fait de la richesse de son sol et de sa situation géographique. Elle dispose de ressources pétrolières importantes, de réserves de métaux précieux et de minerais, du plus grand potentiel hydroélectrique du continent, etc.

Malgré cela, la région a du mal à décoller économiquement et fait face à une crise économique aiguë au cours de ces dernières années dans le sillage de la chute des cours du baril de pétrole.

Conséquence, souligne la BAD, la région se retrouve confrontée au «cercle vicieux de l'instabilité et de la précarité, de la faiblesse des capacités humaines et institutionnelles, et du déficit en infrastructures dans les secteurs des transports, de l'énergie et des TIC».

L'appui financier de la BAD «donnera un grand coup d'accélérateur aux échanges commerciaux infrarégionaux et au processus de mutation structurelle indispensable», a déclaré le directeur du développement régional et de l'intégration régionale à la BAD, Moono Mupotola.
Le 17/04/2019 Par Mehdi Heurteloup

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