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Gabon: les élections partielles suscitent de l'inquiétude

Publié le 02/05/2016 à 19h20 Par Ismail Ben Baba

#Politique
Gabon
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#Gabon : A un peu plus d'un mois des élections partielles prévues le 18 juin, les Gabonais se posent beaucoup de questions. Selon les médias nationaux, il s'agit du scrutin de toutes les incertitudes.

Kiosque le360 afrique: Pour alibreville.com, les élections partielles du 18 juin sont celles de toutes les incertitudes et peuvent à juste titre être qualifiées d’hyper sensibles, eu égard au fait qu’elles pourraient constituer un test grandeur nature pour le parti au pouvoir.

Dans sa publication du 1er mai, le site d'information met en exergue notamment le contexte politique actuel du pays marqué par la démission de plusieurs cadres du parti du chef de l'Etat, le PDG.

«Voici venue l’heure de la vérité si le Gabon tient à demeurer un pays démocratique», c’est très certainement avec cette phrase dans les esprits que de nombreux gabonais attendent de vivre les moments parmi les plus palpitants de l’histoire politique du pays, estime le journal.

Principale raison de cette inquiétude: la liste des candidats qui tiennent à tout prix à prendre part aux partielles comportera forcément d’anciens compagnons d’armes du président, Ali Bongo, qui pour la circonstance ne se feront pas de cadeau.

D'ailleurs, les mécontents du parti présidentiel, ceux ayant démissionné et ceux ayant été destitués se sont d'ores et déjà regroupés au sein d'un nouveau mouvement qu'ils ont baptisé «Héritage et Modernité».

alibreville.com explique qu'il s’agit pour les uns et pour les autres d’affirmer leur personnalité dans leurs terroirs respectifs et surtout de prouver qu’ils n’ont pas été portés à l’Assemblée nationale par le seul fait d’avoir appartenu au parti au pouvoir.

Et pour ce faire, chacun d’entre eux est prêt à faire feu de tout bois, surtout lorsqu’ils considèrent qu’ils jouent leur dernière partition et qu’il leur faut pour cela éviter à tout prix la mort politique que bon nombre redoutent, analyse le site d'information, estimant qu'il y a des duels de titans en perspective.

alibreville.com note que le pays est dans une situation dans laquelle personne ne peut chanter par anticipation la victoire, de même qu’aucun des futurs candidats ne peut avoir la garantie d’un vote facile.

Par ailleurs, pendant ce temps, Ali Bongo continue d'aligner ses soutiens en vue de la présidentielle du mois d'août. En effet, les militants et militantes du Rassemblement des démocrates républicains (RDR), un parti politique membre de la Majorité républicaine et sociale pour l’émergence (MRSE), vient de renouveler leur soutien pour la candidature du chef d'Etat sortant.

Mais, de son côté, l'opposition n'en démord pas. Les différentes coalitions mises en place jusqu'ici n'ont qu'un seul objectif, «débarrasser le pays du clan Bongo». La dernière sortie en date de l'USP (Union sacrée pour la patrie), une plateforme qui regroupe les mécontents du régime Bongo, illustre bien cela.

«Le premier élément-clé est de refuser la candidature de l’imposteur. Il faut empêcher Ali Bongo de se présenter à l’élection présidentielle en vue, tant qu’il n’a pas clarifié sa situation administrative et présenté un acte de naissance authentique», soutient, Alexandre Barro Chambrier, un des ténors de l'USP.

Le 02/05/2016 Par Ismail Ben Baba

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