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Gabon: les autorités se mobilisent contre l’épidémie de la grippe aviaire

Publié le 31/05/2016 à 02h34 Par Ismail Ben Baba

#Société
Grippe aviaire
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#Gabon : Le Gabon n’est pas encore touché par cette résurgence de la grippe aviaire qui affecte actuellement le Cameroun voisin, mais les autorités ont déjà pris les choses en main. Le gouvernement vient en effet d’annoncer plusieurs mesures urgentes.

Kiosque le360 afrique: L’annonce des mesures urgentes prises par gouvernement suite à cette résurgence de la grippe aviaire au Cameroun, a même étonné le journal en ligne alibreville.com, qui estime que c’est assez rare. Il s’agit de mesures à titre conservatoire pour protéger la santé des consommateurs et des populations.

Dès l’annonce, le 26 mai dernier, par les médias camerounais et français, de la réapparition de la grippe aviaire due au virus «hautement pathogène» H5N1, le ministère gabonais de la Pêche et de l’élevage a réagi, le lendemain, par un communiqué, explique alibreville.com dans sa publication du 30 mai.

Parmi les mesures prises par le département de la Pêche et de l’élevage, dirigé par le ministre d’Etat Gabriel Tchango, on note l’interdiction stricte d’entrée sur le territoire national, à titre conservatoire, par toutes les voies, aérienne, maritime et terrestre, à partir du Cameroun, de toutes espèces de volailles et des produits dérivés, l’interdiction d’importation d’œufs à couver et des poussins d’un jour, l’interdiction d’importation des oiseaux de compagnie et des oiseaux sauvages en provenance du Cameroun.

Ou encore la suspension de l’importation de porc et de viande de porc, le renforcement de l’épidémiosurveillance et l’intensification des mesures de biosécurité dans les élevages, et le renforcement des mesures de protection au niveau des frontières.

Soulignons que le virus H5N1 a été détecté dans un complexe avicole proche de Yaoundé, la capitale camerounaise, à la suite d’un constat de forte mortalité de la volaille.

Selon plusieurs médias, l’épidémie a tué près de 15.000 volailles en trois jours. Cette réalité a donc poussé le gouvernement gabonais à prendre des mesures visant à réduire les risques d’introduction du virus sur le territoire national, à protéger la santé des consommateurs et des populations et à préserver l’écosystème de l’élevage local.

Le 31/05/2016 Par Ismail Ben Baba