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UA. Leçon de ponctualité de Condé aux chefs d'Etat: il faut venir à l'heure!

Mise à jour le 01/02/2017 à 10h30 Publié le 01/02/2017 à 08h52 Par Mar Bassine

#Politique
Alpha condé rappelle à ses pairs les règles de la ponctualité
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#Guinée : Décidément, Alpha Condé ne plaisante pas avec la ponctualité. Le nouveau président en exercice de l'Union africaine (UA), "a servi une leçon de ponctualité et d'assiduité à ses pairs qui arrivent en retard aux réunions ou repartent avant la fin".


Pas content de voir les chefs d’Etat être adeptes de la grâce matinée, celui qu’un hebdomadaire a appelé "L’homme pressé" n’y est pas allé par quatre chemins pour les rappeler à l’ordre. "Désormais, nous allons commencer à l'heure. Si nous disons 10h00, nous devons commencer à 10h00", leur a-t-il dit selon la BBC. Avant d’ajouter : "Comment expliquer que lorsque nous rencontrons des dirigeants de pays étrangers, nous arrivons à l'heure, que ce soit en Chine, au Japon ou en Inde ?" Devant cette vérité, certains n’ont pas caché leur frustration, mais tout le monde a été obligé de reconnaître qu’il avait bel et bien raison.


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Sauf qu’Alpha Condé ne s’est pas arrêté là et a poursuivit par une question qui résume tout ce qu’il pense de ce manque d’estime de soi qu’ont les Africains. "Pourquoi ne pouvons-nous pas être à l'heure à nos réunions ? Pourquoi lorsque nous allons à ces réunions, nous restons jusqu'à la fin, et quand nous venons à Addis-Abeba, nous repartons juste après la cérémonie d'ouverture ?"

Signe qu’il avait totalement raison, ses paroles ont été prises avec philosophie et accueillies par une salve d’applaudissement par les dirigeants africains présents à la cérémonie de clôture du sommet ouvert lundi dans la capitale éthiopienne. Du moins ce sont ceux qui étaient encore présents qui pouvaient saluer ces remarques par une standing ovation. Car, plusieurs chefs d’Etat étaient déjà partis comme si le reste ne les intéressait pas.

Alpha Condé a également regretté qu’à l'heure des nouvelles technologies, l’Union africaine continue de travailler avec des micros qui  datent des années 1960. «Comment pouvons-nous expliquer que la connexion internet soit très lente dans notre siège, alors qu'en face de nous, à la Commission des Nations unies pour l'Afrique, internet fonctionne mieux?" s'est-il interrogé.

Avec ce Condé-là, l’Union africaine est partie pour vraiment être dans les rangs et la presse ne risque pas de s'ennuyer. 
Le 01/02/2017 Par Mar Bassine

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